Quand un Big Four décrypte la génération 2025 des jeunes diplômés
Vous êtes jeune diplômé et souhaitez travailler dans un grand cabinet d'audit et de conseil ? Il est toujours intéressant de savoir comment vous êtes perçu par votre futur employeur afin de négocier au mieux les conditions de votre recrutement. A ce sujet, le cabinet EY vient de publier pour la troisième année consécutive une étude menée du 6 janvier au 7 février 2025 par Opinionway pour SKEMA Business School auprès de 842 étudiants issus de l’enseignement supérieur, principalement business schools et écoles d’ingénieur.
L’objectif : explorer vos aspirations professionnelles face à un marché du travail en mutation. Le baromètre analyse vos attentes en matière de valeurs, d’évolution de carrière et d’engagement sociétal des entreprises. Cette édition met un accent particulier sur la diversité, l’équité et l’inclusion, ainsi que sur les critères influençant vos choix d’employeur.
La balle est dans votre camp
Les recruteurs ont parfaitement assimilé le fait que chez les jeunes générations, la fidélité n’était plus acquise : une trajectoire floue, une stagnation salariale ou une culture d’entreprise rigide suffisent à provoquer leur départ. Fini le temps de l’adaptation unilatérale : la génération 2025 attend que le système s’ajuste à elle.
« Attirer les jeunes talents repose sur la capacité des entreprises à incarner des valeurs fortes, comme le respect, et également sur la promesse d’un apprentissage stimulant auprès des managers qui les forment, avec une rémunération attractive », avance Patrick Vincent-Genod, Associé Audit au sein d’EY. Vous êtes donc plus que jamais en position de force pour négocier.
Le salaire n'est pas tout...
L'étude révèle que le respect arrive en tête des valeurs plébiscitées (30%), suivi de l'excellence et de l'engagement. Les jeunes veulent avant tout évoluer rapidement (75% considèrent ce critère comme prioritaire), mais sans sacrifier leur bien-être : 55% jugent qu’un bon management est essentiel à leur engagement.
De plus, 91% des étudiants prônent l'égalité femmes-hommes et 88% réclament un engagement écologique fort. « Travailler dans une entreprise qui place l’humain au centre de ses priorités est essentiel pour garantir des performances durables. Se reconnaître dans les valeurs de son employeur donne du sens au travail et renforce l’engagement », reconnaît Lucie Fréon, étudiante du Programme Msc Business Consulting & Decision Intelligence.
… mais reste déterminant
Pourtant, seulement 18 % d'entre eux quitteraient une entreprise qui ne partage pas leurs valeurs. Un décalage qui illustre un rapport ambivalent aux enjeux sociétaux : si l'éthique est un prérequis, elle ne constitue pas un moteur de décision. A l'inverse, près de la moitié des sondés (48%) ne resteraient pas dans une entreprise sans revalorisation régulière. « Un travail qui a du sens, c’est un travail où je peux évoluer, avoir un impact et être justement rémunéré », relève ainsi Victor Charpignon, étudiant du programme Grande Ecole de SKEMA.
« Le mythe d’une génération qui ne cherche que l’impact est dépassé : on souhaite s’investir dans les combats sociétaux, mais pas à n’importe quel prix ! Ce qui compte, c’est un équilibre entre impact, perspectives de carrière et reconnaissance financière. Si une entreprise ne m’offre pas ça, la quête du sens n’a plus de sens », poursuit-il. Bref, la génération 2025 ne transige pas : elle veut de l’ambition, du sens et un environnement de travail stimulant. Aux entreprises de s’adapter à cette réalité, sous peine de voir ces talents s’envoler vers… des horizons plus engageants.
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