Comment faire des études en finance si vous êtes fauchés ?

Publié le 12/05/2025

Les statistiques actuelles sont alarmantes : 70% des élèves des grandes écoles sont issus de familles de cadres supérieurs, tandis que seulement 9% proviennent de catégories socio-professionnelles défavorisées, d'après l'Observatoire des inégalités et l'Institut des Politiques Publiques.

Les statistiques actuelles sont alarmantes : 70% des élèves des grandes écoles sont issus de familles de cadres supérieurs, tandis que seulement 9% proviennent de catégories socio-professionnelles défavorisées, d'après l'Observatoire des inégalités et l'Institut des Politiques Publiques. C'est pourquoi certaines banques s'engagent activement à réduire ces disparités, offrant aux étudiants talentueux la possibilité d'exprimer pleinement leur potentiel, indépendamment de leur origine sociale.

C'est le cas par exemple pour LCL qui a décidé de renforcer son engagement pour l'insertion des jeunes par l'emploi et la formation en devenant mécène du programme INFINITE, une initiative de l'entrepreneur Alexandre Mars, qui permet à des jeunes issus de milieux modestes d’accéder à de grandes écoles via un prêt à taux zéro sans garant qui, une fois remboursé, permettra de soutenir un autre étudiant.

Plus qu'un simple soutien financier

« INFINITE a pour mission de favoriser la réussite d’étudiants talentueux issus de milieux populaires, afin de contribuer au développement d’une nouvelle génération de leaders, plus représentative de la richesse de notre société », déclare Alexandre Mars. Surtout, l'engagement de LCL va au-delà du simple soutien financier, puisque quatre directeurs de LCL se sont portés volontaires pour accompagner les étudiants dans leur orientation professionnelle, partageant leur expérience et leurs conseils tout au long de leur parcours.

« Avec INFINITE, LCL agit pour plus de justice sociale dans la continuité de son engagement historique en faveur des jeunes. Nous sommes très fiers de permettre à ces étudiants d’exprimer tout leur potentiel et d’être la prochaine génération de ceux qui entreprennent » se félicite Violaine Delval, Directrice Transitions et Impact LCL.

Trouver des alternatives

Selon la dernière enquête de la plateforme de petites annonces immobilières Gens de Confiance réalisée à l'approche des des vœux de Parcoursup, attendu le 2 juin 2025, 40 % des futurs étudiants s’alarment du logement, de son coût et des moyens de le financer. Les répondants estiment qu’il faudra 1.200 à 1.800 euros par mois pour couvrir logement, études (frais annexes) et nourriture dans une grande ville comme Paris ou Lyon, où un studio avoisine les 700 à 900 euros. Avec une APL plafonnée à 300 euros et des bourses à 600 euros maximum, le reste à charge grimpe à 600 -1 000 euros.

Parmi les futurs étudiants sondés, 70 % prévoient de quitter le domicile familial pour se loger près de leur formation, contre 30 % restant chez leurs parents. « On n’a pas le choix, il faut partir », explique Clara B., de Toulouse, qui table sur « un petit job » pour financer son loyer. D'autres (30 %) visent l’audace : « Si ça foire, je pars à Lisbonne, c’est 400 euros le loyer », projette Théo R., de Marseille.

Pourtant, seuls 35 % des étudiants (contre 55 % des parents) placent le budget en tête des soucis. Sur le financement, 45 % des parents envisagent de puiser dans leurs économies et 30 % songent à un prêt, tandis que 25 % des étudiants misent sur des jobs étudiants, souvent précaires. « Les parents jettent l’éponge, les étudiants s’accrochent au rêve », conclut Bertille Marchal, directrice marketing et porte-parole de Gens de Confiance. Après tout, l'espoir fair vivre, non ?

 

 

 

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