Les grandes tendances financières qui préoccupent les CFOs pour le reste de 2025
L’année 2025 s’annonce complexe pour les directions financières. Entre tensions géopolitiques, modifications du commerce international et accélération technologique, les directeurs financiers se trouvent au cœur des décisions stratégiques. Dans un article publié le 15 août 2025, le média spécialisé CFO.com identifie plusieurs tendances clés que les CFOs surveillent de près pour la seconde moitié de l’année.
Une collaboration renforcée au sein du C-Suite
La mission des CFOs dépasse désormais le simple reporting. Ils sont de plus en plus intégrés aux décisions stratégiques, parfois jusqu’à occuper des fonctions hybrides comme CFO-COO. Amy Dickerson, qui cumule les fonctions de directrice financière et de directrice des ressources humaines, explique ainsi qu’elle n’utilise presque plus Excel au quotidien : son rôle est désormais centré sur la stratégie et la prise de décision. De son côté, Kadidia Cooper souligne que la fonction finance bénéficie d’une vision unique, puisque toutes les informations stratégiques transitent par elle.
Tarifs douaniers fluctuants : une réponse agile nécessaire
Les nouvelles mesures tarifaires prises par l’administration américaine obligent les CFOs à ajuster rapidement leurs modèles économiques. Selon CFO.com, les grandes entreprises disposent de marges de manœuvre suffisantes pour absorber les surcoûts ou diversifier leur chaîne d’approvisionnement. Les sociétés de taille intermédiaire, elles, doivent faire preuve de prudence. Certaines révisent leurs contrats afin de se protéger contre les risques tarifaires, tandis que d’autres adaptent leurs niveaux de stock pour limiter les ruptures sans compromettre la disponibilité des produits.
Un environnement propice aux fusions-acquisitions… ou pas ?
La tonalité politique actuelle, jugée plus favorable aux affaires, a suscité l’espoir d’un regain d’activité en matière de fusions-acquisitions. CFO.com relève que quelques signaux positifs apparaissent : une confiance accrue et une hausse marginale des opérations réussies. Toutefois, les tensions commerciales et les incertitudes macroéconomiques freinent encore les ambitions, en particulier pour les entreprises de taille moyenne. Le paysage reste donc fragile et les CFOs doivent mesurer soigneusement leur exposition au risque.
L’IA suscite de grands espoirs… avec vigilance
Enfin, l’intelligence artificielle générative s’impose comme un sujet incontournable. Les CFOs y voient un levier de productivité considérable, notamment grâce à l’automatisation des tâches répétitives. Mais, comme le note CFO.com, les risques demeurent : erreurs, biais, « hallucinations » des modèles. C’est pourquoi la plupart des entreprises privilégient une adoption progressive, en expérimentant des cas d’usage limités et en développant parfois leurs propres modèles internes afin de mieux sécuriser les données.
Articles liés
- BlackRock : comment le géant de la gestion d’actifs forme ses futurs talents ?
- Peut-on devenir directeur financier sans être passé par une grande école ?
- Conseiller bancaire : un métier en voie de disparition… ou en pleine transformation ?
- Gestionnaire de sinistres : pourquoi le changement climatique rend ce métier stratégique
- Assurance : quels sont les métiers qui recrutent le plus en 2026 ?