Responsable fiscaliste
Description du métier
Présentation
Le responsable fiscaliste est souvent rattaché à la direction comptable.
Missions principales
Les missions principales du responsable fiscaliste sont :
- Piloter toutes les opportunités fiscales, parafiscales, douanières ou d\'aides publiques et tirer avantage de la législation en vigueur ;
- Déterminer l\'exposition au risque fiscal et accompagner les directions opérationnelles dans la mise en œuvre des solutions correctives et d\'optimisation identifiées ;
- Former et informer le personnel sur les implications liées à une nouvelle loi ou à une modification de règles existantes ;
- Superviser le planning des échéances fiscales et gérer les intégrations fiscales des entités de l\'entreprise
- Revoir chaque mois toutes les déclarations à destination des autorités fiscales ou douanières ;
- Gérer la communication lors des contrôles des Autorités fiscales ou douanières
- Maintenir un réseau de relations avec les sociétés de conseil ;
- En lien avec la Direction Fiscale du Groupe, assister les projets internationaux.
Profil demandé
De formation supérieure de type 3ème cycle en droit fiscalité, avec une expérience de 7 années minimum sur des fonctions similaires.
Rigueur, Autonomie, force de proposition et sens du service.
Rémunération
Non communiqué
Types d\'entreprises
Entreprises
Témoignages
L'indépendance d'esprit, la quête permanente de l'excellence professionnelle.Mon métier :Le métier de Consultant en Fiscalité est très contraignant et exige de ses praticiens un certain nombre de qualités au rang desquelles nous pouvons citer : la compétence, la rigueur, le respect de la déontologie du corps de métier, la quête permanente de l'excellence professionnelle gage d'une meilleure qualité d'assistance à la clientèle du Cabinet ou de la Firme.
Attraits du métier :L'indépendance d'esprit, la quête permanente de l'excellence professionnelle, la satisfaction de la clientèle, l'exploration de toutes les branches d'activité concernées par la fiscalité, la rémunération qui permet d'être à l'abri du besoin.
Points négatifs :Le corps de métier comporte quelques franc-tireurs qui jouent les connaisseurs et induisent les honnêtes citoyens en erreur.
Qualités requises pour réussir dans ce métier :La compétence, la rigueur, l'indépendance, l'esprit d'équipe, l'intégrité, et la maîtrise de ses émotions en situation de crise, développer les qualités de leader dans tous les sens du terme.
Conseil à donner aux candidats intéressés par ce type de carrière :C'est un métier qui n'accepte pas d'aventuriers ou de personnes qui ont été déçues dans d'autres disciplines professionnelles. Alors un conseil : Méritez honorablement votre salaire par un travail acharné.
Guidjou Kamdem
Métier passionnant notamment par sa diversité.Ma carrière :-1989/1996 : Fiscaliste chez Delmas-Vieljeux racheté par Vincent Bolloré
-1996/2003 : Tax manager chez Sodexho
-2003/2012 : Directeur Fiscal France et Corporate
Ma formation :-Maitrise droit des affaires
-DESS Fiscalité
-DESCF
Mon métier :CORPORATE :
-Responsable de la charge d’impôt du groupe, du budget annuel (P&L) et du reporting mensuel (cash out)
- Restructuration : Fusion, TUP, APA, Cession d’activité, Audit d’acquisition, Dette
-Responsable du suivi des risques fiscaux
-Définition et mise en place d’une stratégie de simplification et d’optimisation de l’organisation fiscale du groupe français et participation à la simplification du groupe
FRANCE :
-Responsable des obligations fiscales françaises et des obligations fiscales nées des nouvelles Lois de sécurité financière
-Assistance et conseil opérationnel auprès des filiales françaises: développement, réorganisation, contrat, intégration des nouvelles acquisitions
-Responsable du suivi des contrôles fiscaux français (Informatique, TVA et prix de transfert)
-Mise en place, en 2007, d’un pôle TVA (3 personnes aujourd’hui)
-Management d’équipes externes et internes au groupe
INTERNATIONAL :
-Responsable des prix de transfert depuis mars 2011
-Responsable de certains contrôles fiscaux européens (TVA, Etablissement Stable, Prix de Transfert)
-US : Responsable en 2010/2011, par intérim, de l’équipe fiscale américaine et des clôture fiscale US
-UK : Optimisation fiscale de la charge d’IS du group relief pour les clôtures 2011
-Responsable du Bénéfice Consolidé (de 2003 à 2007): un système français permettant de taxer en France 150 filiales réparties dans 44 pays (mise en place et stratégie de sortie)
Attraits du métier :-Varié
-Beaucoup de relationnel (interne, externe, administration, …)
Points négatifs :-Pression
-Il faut savoir travailler vite et bien
-Il faut parfois savoir réagir au pied levé
Qualités requises pour réussir dans ce métier :-Avoir un bon relationnel
-Savoir écouter ses interlocuteurs
-S’avoir s’adapter
-Multi compétences c'est à dire pas seulement fiscal et management mais aussi marketing, communication…
-Parfois trouver les bonnes histoires qui vont avec les schémas fiscaux retenus pour les défendre
-Avoir une certaine force de conviction (vis-à-vis de tous ses interlocuteurs, tant interne que externe à l’entreprise)
-Etre force de proposition notamment lorsque les opérationnelles proposent un schéma non viable fiscalement
-Parler et écrire l’anglais couramment
-Etre un bon technicien sur quelques sujets
Conseil à donner aux candidats intéressés par ce type de carrière :Métier passionnant notamment par sa diversité. Il faut savoir manager des projets et des groupes d’hommes.
Bled
Le fiscaliste doit être passionné par son métier et savoir jongler avec les priorités et donc les dossiers.Ma carrière :21 ans de fiscalité française et internationale majoritairement dans des groupes industriels et en cabinets d’avocats.
-Une première phase d’apprentissage
J’ai commencé à travailler en 1991 au sein du département fiscalité du groupe Delmas Vieljeux (transport maritime) racheté peu après mon arrivée par le groupe Bolloré technologies auxquel j’ai été rattaché. Mon activité à consisté durant les premiers 14 mois à rédiger des déclarations d’impôt de toute nature (intégration fiscale, vérification de liasses fiscales, taxe professionnelle) et donner des conseils au Corporate et aux opérationnels sur diverses questions (application des conventions fiscales internationales, tva impôt sur les sociétés, participation à la rédaction de clauses contractuelles fiscales, prise en charge de contrôles fiscaux d’envergure moyenne).
-Un renforcement des connaissances, de la technique fiscale et de l’autonomie
Dès le début de l’année 1994, j’ai intégré le groupe Pechiney (Aluminium, emballages, commerce international et activités industrielles diverses) pour prendre en charge un portefeuille de sociétés industrielles du Groupe. C’est au sein de la Direction fiscale de Pechiney que j’ai consolidé mes acquis et me suis perfectionné dans de nombreux domaines dont les contrôles fiscaux. J’ai également commencé à travailler en liaison avec nos collègues américains entre autres la fiscalité internationale des projets de réorganisation et d’optimisation fiscale.
-Un virage vers la fiscalité internationale
Ayant intégré le groupe Sanofi Synthélabo à la fin de 1998, j’ai tenu un poste très largement tourné vers la fiscalité internationale en traitant de dossiers de M&A par exemple sur la zone Amérique Latine et Europe (incluant la France). J’ai commencé à m’impliquer sur des dossiers de contrôles fiscaux à l’étranger et des dossiers de prix de transfert.
-Avocat
En 2000, j’ai intégré le cabinet Deloitte à Paris puis le cabinet Ernst & Young que j’ai quitté en 2003. Durant cette période j’ai eu à traiter des missions classiques d’avocat fiscaliste (revues fiscales, audits fiscaux d’acquisition, consultations). J’ai prêté serment en 2001 ayant l’équivalence de 8 années passées dans des directions fiscales.
-Un retour en entreprise industrielle
Dès 2003, considérant que mon profil était plus en adéquation avec le monde de l’entreprise que celui des « big 4 », j’ai rejoint la direction fiscale de la branche chimie (Atofina) du groupe Total où j’ai pu continuer à développer une expertise en fiscalité internationale (conventions fiscales, réorganisations internes, acquisitions cession …). J’ai aussi travaillé sur le spin-off (cotation en bourse) d’Atofina , devenue Arkema qui a consisté à participer à certains aspects fiscaux de la cotation en bourse d’Arkema. Après celle-ci je fus très impliqué dans les opérations de réorganisation / simplification des structures du groupe (fusions, transfert de détention capitalistique) et de réflexion sur des sujets de financements structurés.
-Continuité et évolution chez Eramet
J’ai rejoint le groupe Eramet (industrie minière et métallurgique) en août 2008 où j’occupe le poste de responsable fiscal du groupe. A ce titre, je suis en charge, en liaison avec les conseils fiscaux, de la réflexion, de la validation et de la mise en place de la politique fiscale du groupe. Aujourd’hui, j’interviens sur tous les dossiers corporate et des branches (managanèse, nickel et alliages) intéressant le groupe (financements, acquisitions, investissements, projets de développements miniers à l’étranger, contrôles fiscaux en France et à l’étranger, discussions avec les autorités fiscales françaises et étrangères, prix de transfert, optimisation des flux commerciaux, R&D et fiscalité courante …).
A noter aussi que parallèlement à ces activités professionnelles, je fus chargé de TD en fiscalité pendant une dizaine d’années et que j’ai participé à l’organisation de formations en interne dans le(s) groupe(s) où j’ai (eu) le plaisir de travailler.
Ma formation :Obtention d’un master 1 en droit des affaires comprenant une matière de fiscalité et l’obtention d’un master 2 en fiscalité générale avec une option en fiscalité internationale. Diplômes d’anglais.
Attrait du métier :La réussite de la mission fiscale dans un groupe industriel nécessite une bonne appréhension de la culture du groupe et la mise en place d’un réseau de correspondants dans les différentes fonctions et entités. Le métier de fiscaliste est donc largement ouvert aux autres compétences présentes dans l’entreprise (comptabilité, commerce, droit, finance, ressources humaines, ingénieurs, etc.).
Une entreprise ou un groupe de sociétés font appel aux compétences d’un fiscaliste pour éviter les risques de redressements fiscaux dans le cadre de leur activité mais aussi parfois pour trouver des solutions juridiques qui leur permettent de payer moins d’impôts en toute légalité (optimisation fiscale).Il a aussi un rôle de conseil. Il éclaire les dirigeants sur les implications fiscales de leurs décisions : implantation dans un nouveau pays, fusion/acquisition… Mais dans le même temps, il doit veiller à ce que l’entreprise soit en conformité avec le droit et la jurisprudence fiscale pour limiter les risques de redressement. Enfin il assiste et défend les intérêts de l’entreprise en cas de contrôle fiscal.
Qualités requises pour réussir dans ce métier :Afin de mener à bien sa mission, le fiscaliste doit, à mon sens, être patient, tenace et humble, savoir faire valoir son point de vue et le défendre, imaginatif, technique, écouter et mettre en perspective ses analyses et recommandations dans un contexte global en tenant compte des nécessités des autres intervenants sur un dossier. Pour bien réussir, le fiscaliste doit être passionné par son métier et savoir jongler avec les priorités et donc les dossiers. Le fiscaliste doit toujours garder à l’esprit que son rôle est stratégique et que la matière sur laquelle il travaille est très importante et en constante évolution ce qui est une source de satisfaction intellectuelle.
Le fiscaliste a la chance de pratiquer un métier qui est au carrefour de plusieurs autres métiers tels que la finance, le droit, la comptabilité. Il peut avoir plusieurs caquettes : pompier, stratège, tacticien, communiquant, technicien, parfois éminence grise et trublion.
Conseil à donner aux candidats intéréssés par ce type de carrière :Conseils : commencer par connaître et pratiquer un système fiscal national pour ensuite faire de la fiscalité internationale afin de pouvoir traiter tout type de dossier. Traiter le maximum de sujets (intéressants, moins intéressants, nobles moins nobles) variés et nouveaux, ne pas craindre la difficulté technique, ne pas hésiter à traiter des dossiers récurrents en changeant d’angle d’attaque. Etre le plus souple possible tout en faisant valoir son point de vue. Diplomatie indispensable. Anglais impératif.
VAS