Analyste financier actions
Description du métier
Présentation
Le rôle de l’analyste financier actions est d’analyser des informations de nature macro ou microéconomique, qualitatives et/ou quantitatives et de formuler une opinion sur l'évolution de la situation économique des marchés financiers ou de la valorisation des titres financiers, afin d'aider les gérants dans leurs choix d'investissement.
Profil demandé
Formation supérieure type grande école d’ingénieur ou de commerce, ou équivalent universitaire, de préférence avec une spécialisation en finance.
Esprit d’analyse et de synthèse, curieux.
Capacités rédactionnelles et aisance relationnelle.
Anglais professionnel courant.
Missions
Les missions principales sont les suivantes :
- Phase de collecte : afin d’étudier les perspectives stratégiques des sociétés étudiées ou des actifs couverts, l’Analyste doit collecter un large panel d’informations tant quantitatives que qualitatives (pour une société par exemple : résultats, développement, concurrence, modification de l’environnement réglementaire,…)
- Phase d’analyse et de valorisation : à partir des informations collectées, l’Analyste construit et/ou met à jour un modèle de projection financière qui va lui permette de valoriser l’entreprise / l’actif, et donc de faire une recommandation d’investissement. En contact régulier avec les sociétés analysées, il doit en comprendre les aspects financiers, les activités, la qualité du management.
- Phase de rédaction : l’Analyste formalise le fruit de sa recherche à travers une note de recommandation/note de Broker (selon l'une des quatre grandes lignes suivantes : acheter, accumuler, alléger ou vendre). Ses recommandations se font généralement sur l’évolution du cours de l’actif à horizon de plusieurs mois.
- Phase de commercialisation : la dimension commerciale du métier est essentielle, l'analyste vend ses idées auprès des clients internes (morning meeting, présentations internes) et externes (roadshows auprès des clients).
Parallèlement, l’Analyste doit être "branché" de manière continue au marché, et aux flux d’informations qui lui parviennent, car la moindre « news » peut avoir un impact fort sur le secteur qu’il couvre et donc ses analyses. Il y a donc dans ce métier un mix d’analyse long terme et une certaine immédiateté.
Rémunération
A l’embauche : entre 35 K€ et 45K€. Après 3 ans : entre 50 K€ et 70 K€.
Type employeur
Sociétés de gestion d’actifs
Mots clés
Analyse, synthèse, relationnel, rigueur, autonomie, vivacité d’esprit, réactivité, anticipation, comptabilité
Recruteurs conseillés
Formations conseillées
Université d'Evry Vald'Essonne
Master 2 Gestion des risques et des actifs (GRA)
Université Panthéon Assas
Master 2 professionnel Techniques Financières et Bancaires
Université Paris Dauphine
Master pro Gestion d'Actifs Asset Management
Université Paris Ouest Nanterre La Défense
IUP Caen Banque Assurance
Master 2 Gestion d'Actifs, Contrôle des Risques et Conformité
Témoignages
Il s'agit d'un métier passionnant, très enrichissant
Est-ce que vous pouvez nous présenter votre carrière en quelques mots ?
Depuis presque neuf ans, je travaille pour le site Internet du magazine mensuel Capital, à la rubrique Bourse, en tant qu'analyste financier. J'ai obtenu ce poste à la fin de mes études supérieures. Auparavant, j'ai effectué des stages dans la comptabilité et dans une unité d'analyse des risques engagements du Crédit Industriel et Commercial. J'y évaluais des dossiers de demande de financement en provenance d'entreprises.
Quelle a été votre formation ?
Après une classe préparatoire à l'enseignement économique et commerciale, j'ai intégré l'E.M.LYON (Ecole de Management de Lyon) pour suivre le cursus traditionnel. Je me suis spécialisé en deuxième et troisième année en finance d'entreprise et en finance de marché. J'ai aussi obtenu, une fois en poste, le diplôme CFTe de l'IFTA, un diplôme international en analyse technique (analyse graphique et mathématique de l'évolution des cours de Bourse).
Est-ce que vous pouvez nous présenter votre métier ?
Je suis analyste financier pour la lettre d'investissement du magazine Capital, diffusée depuis quelques années sur Internet. Mon travail consiste à suivre des entreprises cotées évoluant dans plusieurs secteurs d'activité, à décortiquer leurs comptes, évaluer leurs stratégies et leurs perspectives, leurs risques, et les valoriser avec les méthodes usuelles (cash flows actualisés, comparaisons boursières, approches patrimoniales…). Pour chaque action, nous donnons à nos abonnés une recommandation (acheter, conserver, vendre ou rester à l'écart). Nous diffusons aussi auprès de nos clients un portefeuille de valeurs modèle.
Quels sont les principaux attraits du métier ?
Il s'agit d'un métier passionnant, très enrichissant, qui permet de rencontrer des professionnels (stratégistes, économistes, analystes, gérants, dirigeants d'entreprises) aux horizons très différents. Avec l'expérience, on acquiert rapidement de solides compétences sur les différents rouages des marchés.
Est-ce que vous voyez des points négatifs ?
Les dirigeants sont généralement trop optimistes sur les perspectives de leurs entreprises. A l'analyste de tenir compte de l'environnement macroéconomique et sectoriel, des pairs cotés, et de savoir faire la part des choses. Outre l'analyse des entreprises cotées, il faut en parallèle tenir compte de l'environnement de risques global.
Quelles sont les qualités requises selon vous pour réussir dans ce métier ?
Il est impératif d'aimer les chiffres, de bénéficier de qualités d'analyse, de synthèse et d'organisation, de compétences rédactionnelles et relationnelles. Il faut aussi savoir lire entre les lignes des communiqués ou des propos des dirigeants… Il faut faire preuve de réactivité et s'adapter en permanence à un environnement très versatile…
Est-ce que vous avez un conseil à donner aux candidats intéressés par ce type de carrière ?
Il faut multiplier les stages au sein des équipes d'analystes, en banque, et se constituer un réseau de relations, dans le secteur.
Gallant
Il faut aimer la Bourse, avoir de bonnes connaissances en finance de marché
Est-ce que vous pouvez nous présenter votre carrière en quelques mots ?
J’ai commencé par différents stages dans la finance de marché, dans le cadre de mon cursus. Par exemple, j’ai passé 1 an en analyse financière sell-side, 3 mois en corporate finance et 6 mois en analyse financière buy-side. Et depuis fin 2006, je suis analyste financier sell-side sur le secteur des logiciels, jeux vidéo et SSII chez Natixis Equity Markets. Durant toutes ces expériences je me suis spécialisé sur les small & midcaps (valeurs petites et moyennes cotées en Bourse).
Quelle a été votre formation ?
J’ai fait une prépa HEC, une école de commerce avec une spécialisation finance en France (Audencia Nantes) et aux Etats-Unis (Université de Cincinnati).
Est-ce que vous pouvez nous présenter votre métier ?
Mon métier consiste à conseiller les investisseurs institutionnels sur les actions à acheter ou à vendre dans le secteur de la technogie. Pour cela, je rencontre les managements des sociétés, les concurrents, je fais mon propre scénario sectoriel car je connais très bien les secteurs depuis de nombreuses années. A partir de ces informations, je fais des prévisions à 10 ans sur les fondamentaux de la société (bilan, compte de résultat, cash-flows…) et par des modèles mathématiques et financiers je calcule une valorisation de la société. Mes recommandations (Acheter – Neutre – Alléger) sont donc fonction de la différence entre la valorisation que je calcule et celle que le marché donne actuellement à la société. Généralement nos règles sont les suivantes : si l’écart est >+15% nous conseillons d’acheter, s’il est >-15% nous conseillons de vendre et entre les 2 nous avons une recommandation Neutre.
Quels sont les principaux attraits du métier ?
Il s’agit d’un métier très riche intellectuellement et passionnant car nous sommes jugés sur la performance de nos recommandations boursières. Il est très complet car il faut : faire des modèles (donc aimer les mathématiques, la finance et la comptabilité), avoir des capacités rédactionnelles (car nous écrivons des papiers courts d’une page comme des études de 40/60 pages), savoir parler en public (nous passons au micro en salle des marchés devant les vendeurs et traders tous les matins pour donner notre sentiment avant l ouverture de la Bourse), être commercial car cette dimension est de plus en plus importante (appels quotidiens à nos clients, présentation lorsque nous allons leurs faire des présentations…).
Est-ce que vous voyez des points négatifs ?
Les horaires (en moyenne de 7h à 19h), l’importante charge de travail, savoir gérer son stress.
Quelles sont les qualités requises selon vous pour réussir dans ce métier ?
Il faut aimer la Bourse, avoir de bonnes connaissances en finance de marché et d’entreprise, des notions en comptabilité, être réactif, curieux, avoir des capacités rédactionnelles, et parler anglais.
Est-ce que vous avez un conseil à donner aux candidats intéressés par ce type de carrière ?
Faire des stages dans le domaine car c’est un milieu petit et assez fermé. A diplôme équivalent, le candidat avec déjà une ou des expériences dans le domaine sera privilégié.Beaudoux
Le métier d’analyse financier actions est un métier qui impose d’être proche des entreprises et de leur management afin de mieux cerner les problématiques qu’ils peuvent rencontrer et quels sont les vecteurs de création de valeur.Est-ce que vous pouvez nous présenter votre carrière en quelques mots ?
J’ai amorcé ma carrière au CCF (racheté par HSBC) en tant que chargé d’affaires grands comptes i.e. en charge des lignes de crédits de sociétés américaines.
Par la suite, j’ai intégré Oddo&Cie au sein du département Corporate en tant que chargé d’affaires & analyste afin 1/ de développer une nouvelle offre facilitant l’accès aux introductions pour de petites sociétés de gestion ou des particuliers (first-offer.com) et 2/ accompagner des entreprises dans les phases d’introductions notamment sur l’ex-nouveau marché.
Après plus de 3 ans chez Oddo, j’ai été analyste financier actions chez Gilbert Dupont (société de Bourse du Crédit du Nord) chez qui j’ai réalisé l’introduction de Meilleurtaux.com et Maximiles sur Alternext. J’avais également en charge le suivi d’une douzaine de small caps cotées sur Alternext et Eurolist C avec un forte orientation sectorielle internet.
Après Gilbert Dupont je suis arrivé chez Arkeon Finance pour créer le département d’analyse financière sell-side (renforcement & management des équipes, élargissement du suivi de valeurs – plus de 100 couvertes à mon départ, suivi en propre de valeurs internet).
Enfin, j’ai créé fin 2010 GreenSome Finance qui est un bureau de recherche actions indépendant spécialisé sur les Small Caps.
Je suis également membre de la SFAF (Société Française des Analystes Financiers) et membre de la commission des valeurs moyennes de la SFAF.
Pour résumer, ma carrière s’est construite jusque-là autour du métier d’analyste financier actions avec une forte spécialisation sur les Small Caps et une dimension de Business Development.
Quelle a été votre formation ?
J’ai une formation d’ingénieur (classes préparatoires scientifiques + élève ingénieur Estaca) doublée d’un cursus universitaire avec une spécialisation en statistiques
Est-ce que vous pouvez nous présenter votre métier ?
Le métier d’analyse financier actions est un métier qui impose d’être proche des entreprises et de leur management afin de mieux cerner les problématiques qu’ils peuvent rencontrer et quels sont les vecteurs de création de valeur.
Il y a à la fois un côté technique qui impose de savoir lire et analyser les comptes des entreprises afin de pouvoir construire des modèles de valorisation i.e. établir des comptes prévisionnels tant au niveau des comptes de résultats, des bilans et des tableaux de flux mais aussi un côté économique.
J’entends par côté économique le fait de comprendre dans quel environnement les sociétés que nous suivons évoluent et donc de pouvoir traduire les impact potentiels macro-économiques sur la vie micro-économique de l’entreprise.
L’analyste financier actions doit constamment « manger » de l’information, la « digérer » pour mieux comprendre quelles peuvent être les incidences sur les sociétés suivies.
C’est un métier très prenant car l’économie ne s’arrête jamais. Il faut donc créer avec le temps une grande proximité avec les dirigeants d’entreprises tout en sachant garder une véritable objectivité car l’analyste a l’obligation d’être critique afin d’apporter la meilleure information possible au marché ie aux gestions institutionnelles au travers de ses écrits et de ses contacts.
L’analyste financier actions est une sorte de vulgarisateur et d’aide à la prise de décision. Son rôle est de donner aux gestions une information leur permettant de les guider dans leur politique de gestion.
Toutefois, bien que l’analyste donne des recommandations (achat – vente) et des objectifs de cours, il ne substitue pas aux gestionnaires qui sont les derniers décisionnaires.
Quand l’analyste est plus du côté des sociétés (approche corporate) il doit également garder la plus grande objectivité afin de permettre à l’entreprise de parler correctement au marché afin de que cette dernière puisse faire appel à ce dernier le jour où elle a besoin de faire appel à lui pour accélérer son développement, notamment dans le cadre de levées de fonds.
Enfin, un analyste financier doit constamment se remettre en question car il intervient sur une environnement qui évolue très vite. Son expertise il la crée avec le temps à force de rencontres, d’écoutes, d’échanges…
Quels sont les principaux attraits du métier ?
C’est un métier qui donne accès à des personnes de haut niveau et qui permet donc d’apprendre énormément et tous les jours. C’est un métier riche en échanges de par la multiplicité des interlocuteurs. Enfin c’est un métier qui est par nature ouvert sur le monde.
Est-ce que vous voyez des points négatifs ?
C’est un métier extrêmement prenant et parfois il faut savoir faire un break car on commence tôt (7h) et on finit tard (20h au plus tôt et souvent 22h) et on est souvent critiqué.
Quelles sont les qualités requises selon pour réussir dans ce métier ?
Savoir se remettre en question – accepter la critique – être un boulimique d’informations – être à l’écoute mais savoir trancher – assumer ses opinions et savoir les défendre – aimer décortiquer les comptes et les analyser dans tous les sens (excel devient très vite votre meilleur ami) – être rigoureux
Est-ce que vous avez un conseil à donner aux candidats intéressés par ce type de carrière ?
Le meilleur conseil que je pourrais donner c’est d’être dans une approche constante d’apprentissage et d’essayer de trouver des secteurs d’activité sur lesquels on a de véritables affinités car être analyste financier actions c’est aussi créer sa propre franchise.
C’est un métier dur, de plus en plus étroit à Paris, donc il faut aussi au maximum essayer de s’ouvrir à l’international avec notamment l’Asie (Singapour) qui est encore très demandeuse d’expertise occidentale.
J’ai la chance de faire un métier que j’ai choisi et je le vis comme une passion. La richesse intellectuelle qu’il fournit permet justement de le vivre ainsi mais il faut savoir être patient et s’investir constamment.
Riverain