Gestionnaire sinistres constructions

Assurance — Gestion des contrats

Description du métier

Présentation

 

Le gestion sinistres construction  participe à la gestion de sinistres relevant des garanties Dommages Ouvrage, RC décennale et RC professionnelle.

 

Missions principales

 

Les missions principales du gestionnaire sinistres constructions sont les suivantes :


- assurer  un provisionnement conforme
-appliquez les procédures et conventions de gestion définies
-piloter la gestion du recours tout en ayant un bon relationnel avec le client et les différents prestataires avec qui vous collaborez.

 

Profil demandé

 

Formation juridique supérieure (Bac +4/5) avec une expérience significative dans la gestion de sinistres complexes.

 

Connaissance du droit à la construction et les conventions applicables en la matière.

 

Rémunération

 

Non renseigné

 

Types d’entreprises

 

Sociétés d’assurance

 

 

Recruteurs conseillés

 

Swiss Life

Generali

AG2R La Mondiale

Axa

 

Formations conseillées

 

Université Panthéon Assas

Licence professionnelle Assurance Option Gestion juridique des contrats

 

Université Montesquieu Bordeaux IV

Master Droit et pratique de l\'assurance

 

CNAM

Licence professionnelle assurance, banque, finance spécialité Conseiller, souscripteur, gestionnaire en assurances.

 

IUT de l\'Aisne

Licence pro \"Assurance, Gestion de Sinistres\"

 

Université de Bretagne Sud

Master 2 Commercialisation des produits financiers et d\'assurance

 

Témoignages

C'est un métier en mouvement.

Ma carrière :J'ai obtenu une licence en Droit privée à la Faculté de Droit de Poitiers. J'ai par la suite obtenu une licence professionnelle "métiers de l'assurance" tout en travaillant à la Caisse d'Assurance Mutuelle du Crédit Agricole. J'ai été ensuite acceptée en MBA "Audit et Risques d'entreprises" en alternance, en travaillant chez le courtier Marsh SAS. J'ai obtenu ce diplôme et je poursuis actuellement ma dernière année en Master "Manager de l'assurance", toujours chez Marsh.

Mon métier :♦ Gestion de sinistres de polices décennales et RCD

♦ Analyse des garanties et responsabilités

♦ Conseil de clients à chaque étape du sinistre

♦ Evaluations de la sinistralité des chantiers

♦ Interface avec les experts, les avocats, les compagnies et les directeurs de clientèle, et élaboration et développement des stratégies de dossiers

♦ Visite clientèle et de risques.

Attraits du métier :L'aspect juridique est l'élément essentiel, mais aussi la possibilité de pouvoir gérer un sinistre dans son ensemble.

Points négatifs :La gestion administrative même si elle est indispensable.

Qualités requises pour réussir dans ce métier :La précision et la technicité ainsi que le côté sociable de l'intervenant.

Conseil à donner aux candidats intéressés par ce type de carrière :Ne pas refuser d'apprendre plus car c'est un métier en mouvement.



Laurent
Ce métier est riche d’intérêts.

Ma carrière et ma formation :Je suis titulaire d’une maitrise de droit des affaires (Université de La Rochelle) ainsi que d’une maitrise de droit des assurances (Université de Poitiers-Niort). Dans le cadre de mes études, j’ai eu l’occasion d’effectuer plusieurs stages dans des mutuelles d’assurance niortaise à des postes différents (service de protection juridique ou encore société d’assistance).

A l’issue de ma formation, il y a 7 mois environ,  j’ai pu intégrer la MAAF au sein du service construction et devenir gestionnaire amiable construction.

Mon métier :Le métier de gestionnaire sinistre construction consiste à l’étude du volet assurantiel dans le cadre de la responsabilité civile décennal.

La RC Décennale est une assurance obligatoire pour tous les constructeurs fondé sur l’article 1792 du code civil.

Dans le cadre de la gestion de dossiers amiable, à réception d’une déclaration de sinistre reçue par l’assureur construction, celui-ci se charge dans un premier temps de vérifier le contrat souscrit par l’assuré puis de mettre en place les missions d’expertise. A réception du rapport des experts, il faut alors se positionner quant à la mise en jeu du contrat d'assurance et négocier les parts de responsabilité entre constructeur.

A l’issue des négociations, l’assureur construction est amené à présenter ses recours auprès des assureurs adverses, ou bien honorer ceux qui nous sont présenté, ou encore faire parvenir des offres de proposition aux personnes concernées.

Dans le cadre de la gestion de dossiers judiciaires, le gestionnaire construction doit instruire le dossier, étudier les compte-rendu d’expertise judiciaire, donner ses instructions à l’avocat représentant l’assurance, tenir informé l’assuré, ... Le gestionnaire est chargé de suivre le dossier durant toute la procédure.

Attraits du métier :Ce métier est riche d’intérêts. La matière est vaste et chaque dossier est à étudier au cas par cas. Aucune routine ne peut s’installer dans la mesure où chaque assuré n’exerce pas les mêmes activités et que les pathologies du bâtiment sont nombreuses.

Le contact direct, tant avec les assurés qu’avec les experts ou les avocats dans le cadre de dossiers judiciaires, est un atout principal de ce métier à mon sens.

La gestion intégrale des dossiers est également un point fort. En effet, le gestionnaire est en charge des dossiers depuis la déclaration à la clôture de celui-ci.

Points négatifs :C’est un métier qui nécessite une certaine implication dans la gestion des dossiers et de la rigueur.  Loin de considérer cela comme des défauts, je considère qu’il s’agit plutôt d’un autre attrait inhérent à ce métier.

Qualités requises pour réussir dans ce métier :Organisation, méthode est rigueur sont des qualités nécessaires pour pratiquer ce métier.

Conseil à donner aux candidats intéressés par ce type de carrière :Le métier de gestionnaire sinistre construction est riche d’intérêts du fait de la nature même des sinistres. Ces sinistres peuvent parfois toucher profondément tant les assurés que les maitres d’ouvrage. La gestion de l’humain nécessite ainsi un bon sens relationnel.

 

Goulevant
L'aspect "tentaculaire" de la matière qui touche forcément à d'autres domaines tels que l'urbanisme, le droit de la promotion immobilière, le droit de la propriété...

Ma carrière :J'ai voulu dés le début intégrer une branche très "technique" de l'assurance et si ça n'avait pas été la construction j'aurais tenté le risque industriel ou maritime. Une agence d'intérim m'a proposé mon premier contrat en sinistres amiables Dommages-Ouvrage, cela m'a plu immédiatement et j'ai senti que je devais poursuivre dans cette voie. J'ai rapidement géré des dossiers contentieux et tous types d'intervenants de la construction (Entrepreneurs, fabricants, maîtres d'œuvre). J'ai accumulé de nombreuses expériences mais toujours en Compagnie.

Ma formation :J'ai obtenu un BTS Assurance en 1996 et 10 ans plus tard j'ai décidé de reprendre mes études en cours du soir à l'Institut d'études économiques et juridiques appliquées à la Construction et à l'Habitation qui est une formation du CNAM. J'ai en effet ressenti le besoin d'acquérir des connaissances plus larges dans ce domaine très vaste afin d'accroître mes possibilités d'évolution. Parallèlement, j'ai bénéficié de plusieurs stages au sein des compagnies (procédure civile, pathologie du bâtiment...).

Mon métier :Tout part évidemment de la déclaration de sinistre qu'il faut analyser dans le détail. La connaissance du contenu des contrats est indispensable pour déterminer si les garanties sont applicables. L'étude approfondie des clauses est donc un passage obligé. Le gestionnaire prend lui-même l'initiative de désigner un expert et/ou un avocat en fonction des dossiers en donnant ses propres instructions. A réception des rapports d'expertise, le gestionnaire prend position c'est-à-dire qu'il va notifier si le sinistre est pris en charge ou non et dans ce cas, il doit toujours motiver sa décision dans le respect des règles qui lui sont imposées par la loi et le contrat. Le gestionnaire a le pouvoir de procéder aux règlements des indemnités, dans la majorité des cas sur la base des expertises menées.

Dans les dossiers judiciaires, le gestionnaire doit étudier les conclusions des avocats et être force de proposition le cas échéant lorsqu'une stratégie s'impose pour défendre au mieux les intérêts de la compagnie et/ou du client. L'exécution des jugements et des arrêts fait également partie de la gestion. Savoir transiger et informer les clients est très important.

Au quotidien, le gestionnaire traite donc une masse de déclarations de sinistre, rapports, conclusions, contestations et diverses pièces y compris mails et appels téléphoniques. Il ne faut pas oublier enfin de se documenter régulièrement sur la jurisprudence, les nouvelles lois, les nouvelles techniques etc...

Attraits du métier :Selon moi, principalement la technicité, l'aspect non figé de la matière qui est très vivante, toujours en mouvement, principalement à cause de l'abondante jurisprudence et de certaines réformes. Egalement la possibilité de gérer certains dossiers avec une vraie complexité juridique, un fort enjeu. La diversité des interlocuteurs : particuliers, entreprises de toutes tailles, experts, avocats, agents d'assurance, courtiers...

L'aspect "tentaculaire" de la matière qui touche forcément à d'autres domaines tels que l'urbanisme, le droit de la promotion immobilière, le droit de la propriété...

Points négatifs :Gérer un portefeuille de dossiers sinistres en compagnie peut conduire à une forme de routine, un manque de dynamisme car vous ne travaillez pas en mode "projet" au sens réalisation du terme. Vous enchaînez les dossiers à un rythme plus ou moins soutenu, il ne faut pas avoir peur de manipuler du papier (!) et il y a toujours une part de tâches administratives à accomplir.

Qualités requises pour réussir dans ce métier :Rigueur, organisation, curiosité, sens de l'analyse, adaptabilité, qualités rédactionnelles.

Conseil à donner aux candidats intéressés par ce type de carrière :Je pense qu'il faut connaître les deux aspects, compagnie et courtage qui sont deux mondes différents ayant chacun leur intérêt. A mon sens, il vaut mieux être polyvalent sur tous les types de contrats d'assurance construction et ne pas se cantonner à la Dommages-Ouvrage par exemple qui est malgré tout très formateur. La gestion du contentieux est accessible si l'on s'en donne les moyens. Je dirais enfin que si le gestionnaire en éprouve l'envie, il ne doit pas hésiter à tenter, s'il le peut, de se déplacer en expertise ou aux accédits. Ces sorties occasionnelles permettent de dynamiser la fonction et surtout de voir de manière concrète un sinistre et le relationnel qui va avec.

 

CURTAT
Il faut faire preuve d’analyse, d’esprit synthèse, et de réactivité au quotidien.

Ma carrière :J’ai commencé ma carrière par une première expérience dans le domaine de la banque et plus spécifiquement celui de la gestion de patrimoine.

 A l’issue de cette première expérience je suis parti me perfectionner en anglais à Londres.

 A mon retour j’ai intégré un des leaders de l’assurance en France, au sein du département sinistres construction, dans lequel je suis toujours en poste.

Ma formation :J’ai réalisé un Master 2 (bac+5) en droit de la banque et des opérations patrimoniales (gestion de patrimoine), et ce en alternance au sein d’une banque orientée haut de gamme.

Je suis ensuite parti plusieurs semaines à Londres dans une école anglaise pour me perfectionner dans la langue.

J’ai enfin réalisé un second Master 2 (bac + 5) en droit des assurances, Master membre du réseau des Instituts de droit des assurances de France, là encore en alternance.

Mon métier :Je suis gestionnaire de sinistres en construction.

En quelques mots, en France il existe une obligation d’assurance et ce depuis 1978 (dite loi Spinetta) pour les intervenants à une opération de construction.

Schématiquement le maître de l’ouvrage (celui qui fait construire) doit souscrire une assurance dite « dommages-ouvrage » et les constructeurs doivent couvrir leur « responsabilité civile décennale ».

On parle de système à double détente car l’assureur dommages-ouvrage, qui est un assureur de chose va intervenir en première ligne dans l’indemnisation, puis,  effectuera ses recours contre les assureurs de responsabilité.

Les dossiers qui ne trouvent pas une issue positive à l’amiable, se retrouveront parfois devant les tribunaux.

Dans ce métier je suis amené à gérer les sinistres, c‘est à dire prendre position à la lumière de nos garanties, tant à l’amiable qu’en judiciaire, et ce, en collaboration avec les experts et avocats, pour les dossiers en contentieux.

Attraits du métier :La diversité des situations, et l’évolution de la jurisprudence permet une stimulation intellectuelle au quotidien.

Le travail en équipe, car même si l’on est bien souvent autonome dans la gestion de nos dossiers, les difficultés parfois rencontrées, nécessitent l’appui d’un référent ou de sa hiérarchie.

Enfin, la gestion de sinistres en construction permet des évolutions vers la gestion de sinistres majeurs c’est-à-dire à plus fort enjeu, ou bien encore vers le secteur de la souscription.

Points négatifs :L’enjeu des dossiers, le suivi et le nécessaire besoin de transparence, entraînent irrémédiablement certaines tâches, dites administratives.

Qualités requises pour réussir dans ce métier :Il faut faire preuve de curiosité, d’organisation, de rigueur, et de proactivité et ne jamais oublier qu’un avis négatif d’un client aura toujours, beaucoup plus d’impact qu’un avis positif sur la compagnie.

En outre la gestion des refus de garantie est à mon sens important, car une bonne gestion permettra de limiter le recours à la voie judiciaire, et donc limitera le coût global d’un dossier.

Enfin il faut faire preuve d’analyse, d’esprit synthèse, et de réactivité au quotidien.

Conseil à donner aux candidats intéressés par ce type de carrière :En tant que « junior » je tacherai de répondre en tout humilité.

Je dirai qu’il faut faire preuve d’audace, de ténacité et d’enthousiasme.

En outre je dirai quelques mots au niveau de la formation, il existe de très bonnes formations en assurance, telles celles dispensées par les Instituts de droit des assurances de France, qui préparent à différents métiers des assurances, et confèrent de solides fondements en droit.

Pour conclure l’alternance peut représenter à mon sens une voie très intéressante. En effet cela permet d’intégrer d’importantes entreprises et de réellement se former, tout en conférant de bonnes opportunités à l’issue.

 

Anonyme