Rédacteur en assurance

Assurance — Conception & adaptation produits

Description du métier

Présentation

 

Le rédacteur en assurance travaille dans les bureaux d\'une compagnie d\'assurance, d\'un agent ou d\'un courtier. Au sein du service production-rédaction, il rédige des contrats à partir des clauses types et des barèmes mis au point par l\'actuaire.

 

Missions principales

 

Le rédacteur d\'assurances :

- rédige au sein du service \"production\" les contrats (multirisques, habitation, automobile, accidents de la vie...) à partir des clauses types et des barêmes mis au point par l\'actuaire. Il enregistre également les modificiations (avenants) aux contrats.

- intervient auprès des clients au sein du service sinistres lorsque ceux ci déclarent un incident. Le rédacteur d\'assurance vérifie que les garanties souscrites couvrent l\'événement survenu.

 

Profil demandé

 

De formation BAC+ 2 type BTS assurances; DUT carrières juridiques; licence ou licence pro droit, sciences économiques ou droit des assurances. Pour les risques complexes formation de type master en droit ou droit des assurances.


Rémunération

 

NC.


Type d\'employeur

 

Sociétés d\'assurance ou mutuelle. Très rarement chez un courtier ou un agent général.

 

 

Recruteurs conseillés

 

Swiss Life

Generali

AG2R La Mondiale

Axa

 

Formations conseillées

 

Université Claude Bernard Lyon 1

Master Sciences actuarielle et financière, ingénierie des risques

 

Institut de Science Financière et d\'Assurances - Université Lyon 1

Master SAFIR

 

Université Paris Descartes Paris 5

Licence Pro Assurance, Banque, Finance spécialité suivi administratif et contrôle de gestion des opérations bancaires: back-office, middle-office

 

Université de Strasbourg

Master Finance - Actuariat et gestion du risque

 

Institut des Risques Industriels, Assurantiels et Financiers - Université de Poitiers

Master Statistique et Actuariat appliqués aux Risques en Assurances Dommages et Santé

 

Témoignages

Métier passionnant, prenant.

Ma carrière :J'ai débuté ma carrière en 2000 en tant qu'attaché commercial au sein d'un cabinet de courtage AFC. Je m'occupais de la saisie, et je faisais aussi de la production de la gestion des contrats vie et santé. J'étais en quelque sorte l'intermédiaire entre les commerciaux et la compagnie.

En 2002 j'ai intégré un autre cabinet de courtage. A mes débuts dans ce cabinet je me suis essentiellement occupée de la complémentaire santé saisie -gestion -encaissement. Puis les taches ont évoluées j'ai recommencé à traiter de la vie puis fait delà souscription automobile et de  la multirisque habitation aussi.

En 2011 j'ai profité d'un départ à la retraite et postulé au sein du groupe( le cabinet a été racheté ) à la fonction de rédacteur sinistre automobile. A ce jour j'occupe encore cette fonction.

Ma formation :Je suis titulaire d'un Bac littéraire et d'un  DEUG de Droit. J'ai eu d'autres formations (informatique- indemnisation des sinistres).

Mon métier :réceptionner les déclarations d'accident - instruire le dossier - déterminer les responsabilités - prendre les mesures qui  s'imposent en  tenant compte des garanties souscrites (mission d'expert-prise en charge garage- exercice des divers recours-transmission fond de garantie etc).

Attraits du métier :tous les sinistres ne se ressemblent pas et les assurés non plus. Il peut avoir des cas simples , d'autres qui demandent des compléments d'enquête et d'autres pour lesquels on a carrément des surprises. Cela rend les choses passionnantes on n'a pas l'impression de faire tout le temps la même chose. Il faut constamment se plonger dans les textes, les conventions. Dans ce métier, je crois qu'on en apprend tous les jours.

Points négatifs :on peux quelques fois faire face à la pression  et au mécontentement de certains assurés qui ne maitrisant pas leurs contrats n'acceptent pas de se voir opposer une non garantie il faut avoir les nerfs solides et rester calme.

Qualités requises pour réussir dans ce métier :Rigueur-organisation ( beaucoup de dossier à gérer) - intégrité - sens de l'analyse -maitrise de soi dans les cas  de contact direct avec les clients - bonne  connaissance des différentes conventions.

Conseil à donner aux candidats intéressés par ce type de carrière :Conseil à donner métier passionnant, prenant. passer par la production de contrat m'a été utile dans la  façon de gérer le client et autres intermédiaires. L'accident étant comme son nom l'indique un événement imprévu l'assuré est souvent sous le choc faut  garder un certain recul et rester professionnel.

 

Anonyme
L’ambiance aussi y est particulière avec une pratique de l’humour noir

Ma carrière :J’ai découvert l’assurance par hasard, j’ai intégré une grande compagnie d’assurance en CDD au sein du service sinistre emprunteur. Puis une fois mon CDD arrivant à terme, en accord avec mon employeur, j’ai effectué un BTS d’assurance en alternance. Par la suite, j’ai intégré les effectifs en CDI toujours dans le service sinistre emprunteur. Au bout d’un an un recruteur est venu vers moi pour me proposer un poste similaire mais dans la banque assurance, en fait ce poste s’avérait bien plus technique…

Ma formation :Issue d’un BAC PRO Comptabilité, J’ai effectué mon BTS assurance en alternance à l’AEA de paris.

Mon métier :Lorsque vous souscrivez un prêt (quel qu’il soit) votre banquier vous oblige à souscrire une assurance pour couvrir la banque en cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité de travail. Cette assurance sert à prendre en charge les mensualités (en cas d’invalidité ou d’incapacité de travail) ou le capital restant dû (en cas de décès ou de perte total et irréversible d’autonomie).

Lors de cette souscription, il vous est posé des questions concernant votre état de santé, afin que l’Assureur puisse accepter de vous garantir en connaissance de cause. En fonction des réponses apportées, l’Assureur peut vous accepter aux conditions du contrat, soit exclure certains risques, soit vous appliquer une surprime voir même refuser de vous garantir. Cela correspond plus ou moins, au bonus/malus en assurance auto.

Je précise que cette activité où l’on a accès à des données médicales sont couvert par le secret médical sous la tutelle d’un médecin conseil.

Par la suite, le rédacteur sinistre intervient lorsque le « risque » se réalise, c'est-à-dire que l’assuré nous déclare être en arrêt de travail par exemple, ou que les ayants droit nous informe du décès de l’assuré.

Mon métier consiste dans un premier temps à vérifier les garanties souscrites et accordées (selon les déclarations faites au moment de la souscription) et de vérifier si le risque n’est pas exclu au contrat.

Il s’agit d’analyser les documents qui me sont fournis (arrêt de travail, certificat médical, acte de décès, certificat médical post mortem…) définir les circonstances de l’évènement et surtout rechercher s’il n’y a pas de fausse déclaration c'est-à-dire d’antécédents non déclarés lors de la souscription, qui aurait eu pour conséquences de modifier les conditions d’acceptations si l’Assureur en avait eu connaissance.

Quelques exemples pour illustrer :

Une personne décède mais ne nous avait pas déclaré son appendicite. Le risque à l’adhésion n’aurait pas été modifié, par conséquent il n’y aura aucun effet sur la prise en charge du dossier.

En revanche, une personne ne nous a pas déclaré un cancer au moment de l’adhésion, je serais contraint de refuser la prise en charge car ce risque n’aurait pas pu être garantit comme un « risque standard ».

Dans un second temps, j’étudie la pathologie afin de la cerner avec précision ; savoir s’il y a un risque que cette pathologie soit en relation avec un état antérieur (exemple l’arthrose), savoir si l’arrêt de travail actuel est justifié au vu de la pathologie (vérification des arrêts de travail de complaisances) et aussi de se projeter dans l’avenir afin d’estimer la durée de l’arrêt de travail. J’ai à ma disposition des médecins experts dans toute la France et un médecin conseil au sein de la compagnie avec qui je peux « échanger » sur les dossiers.

Pour finir il reste la partie « contentieuse ». En effet, lorsque je suis amené à refuser un dossier, il n’est pas rare que l’assuré conteste. Je dois être aussi claire que possible en restant informé des jurisprudences éventuelles. J’ai beaucoup de courrier avocat à gérer ainsi que les associations de consommateur.

Attraits du métier :C’est un métier très diversifié et technique où l’on apprend régulièrement. Non seulement d’être intéressent il vous apporte dans la vie quotidienne. J’ai énormément appris sur les pathologies. Pour un peu, on se prendrait pour le Dr HOUSE…

L’ambiance aussi y est particulière avec une pratique de l’humour noir (pour les raisons ci-dessous).

Points négatifs :A force de lire des symptômes sur des pathologies on finit par être hypocondriaque… Pour être honnête, il faut avoir une certaine force « mentale » pour exercer ma profession. En effet, vous vous retrouvez enfermé dans un local sécurisé (secret médical) à voir toutes les pathologies des plus horribles, des personnes qui se sont suicidés (photos d’un pendu), des histoires glauques, la folie des gens (délire psychologique…) allant même parfois jusqu’au menace lors de conflits avec assuré.

Aussi, c’est une profession qui est mal reconnu par les sociétés d’assurance et qui est souvent sous payés. Les sociétés d’assurances considèrent que les rédacteurs sinistres sont là justes pour payer.

L
Curiosité, bons sens, esprit d'équipe

Ma carrière :Juriste en droit des affaires j'ai opté pour une carrière de juriste maritimiste. Cette expérience a duré 15 ans et je m'y suis vraiment épanouie. 

Pour des raisons familiales j'ai dû déménager et j'ai intégré la Maif sans expérience aucune dans les domaines abordés.
Ma curiosité et mon implication m'ont rapidement permis d'acquérir les connaissances nécessaires.
J'entame ma quinzième année au sein de la Maif.

Ma formation :Maîtrise en Droit des affaires.

Mon métier :J'assiste les sociétaires : personnes physiques, titulaires de la garantie "Protection Juridique" dans les différends qui les opposent soit à des professionnels soit à des particuliers. 

Les domaines sont très variés (puisque la garantie est large) : ils regroupent principalement le droit immobilier, la construction et toutes les garanties obligatoires (dommages ouvrages, responsabilité civile décennale), l'urbanisme, le droit de propriété, le droit du travail, les successions, la fiscalité.
Notre intervention est possible dès lors qu'une personne subit un préjudice qui engage la responsabilité d'un tiers (sous réserves des exclusions au contrat).
Cette assistance comporte une phase amiable, et le plus souvent une phase judiciaire puisqu'à mon niveau seuls les dossiers très litigieux ou compliqués me sont confiés.
Sur un plan pratique il faut parfaitement maitriser les domaines d'intervention pour apporter un soutien technique judicieux au sociétaire et pouvoir échanger avec les avocats sur le fond des dossiers.
Accessoirement je gère de gros dossiers sinistres (sécheresse, incendies totaux etc). D'où la nécessité d'une parfaite polyvalence.

Attraits du métier :Polycompétence, mise à jour très fréquente des connaissances, beaucoup d'échanges et de variété dans les taches à accomplir d'où un enrichissement professionnel permanent. 

Autonomie de gestion et responsabilité totale des choix et des conséquences de ces choix (dans la limite des directives fixées par l'entreprise bien entendu).

Points négatifs :L'aménagement du temps de travail est en contradiction avec la qualité et les résultats attendus. 

Le mode de fonctionnement des services impose à chaque gestionnaire des plages élargies d'accueil téléphonique qui nous transforment en standardistes la moitié de la journée.
Au sein de l'entreprise, le secteur "Protection Juridique" ne bénéficie pas de toute la reconnaissance qu'il mérite dans la mesure où c'est un service qui ne rapporte rien. Les gestionnaires sont peu reconnus et soumis à des obligations qui les éloignent de leur cœur de métiers voire de leur formation initiale.

Qualités requises  pour réussir dans ce métier :Curiosité, bons sens, esprit d'équipe, disponibilité, esprit d'analyse mais également une bonne dose de savoir être (à défaut de savoir faire).

Conseil à donner aux candidats intéressés par ce type de carrière :Je crains que la profession ne perde de sa substance au fil des années et des impératifs de l'entreprise. Le gestionnaire risque également de perdre sa fibre juridique au profit d'une profession hybride mi commerciale, mi juridique ?? 

Dans les années à venir je ne sais pas ce que deviendra la profession, la multiplication des plateaux d'accueil téléphonique, la spécialisation des gestionnaires risque de rendre ce métier bien moins attrayant qu'il ne l'était il y a quelques années.
En 15 ans d'expérience j'ai vu mon métier perdre en substance et en qualité.
Pour autant je pense que de jeunes diplômés peuvent y trouver matière à s'enrichir intellectuellement et à parfaire une formation parfois trop théorique. C'est également un enrichissement personnel essentiel  grâce au soutien que l'on apporte, aux nombreux échanges avec toujours des interlocuteurs toujours différents, et au déterminisme qu'il faut parfois développer pour parvenir à un résultat satisfaisant.

 

Anonyme