Directeur de participations en Private Equity

Banque — Capital investissement

Description du métier

 Présentation

Un directeur d’investissement private equity étudie des opportunités de prise de participation, soit en tant qu’actionnaire majoritaire, minoritaire, soit en co-investisseur au sein de sociétés de petite, moyenne ou grosse capitalisation. Son objectif est d’arriver à augmenter la rentabilité pour revendre ses parts avec une plus value. La moyenne de l’investissement est d’environ cinq ans.

 

Missions

Les missions principales du directeur participations sont :

- La rencontre et la participation à la sélection d’entreprises dans lesquelles un investissement pourrait être réalisé ; le suivi ultérieur des participations.

- L’accompagnement des entreprises dans les étapes clés de leur vie en partageant expérience et réseau.

- Le pilotage des chargés d’affaires dans l’analyse des dossiers, la négociation des conditions financières et juridiques, la négociation finale et le suivi de la mise en place de la participation.

- Les actions de communication : aide à la préparation des interventions dans des conférences, rédaction de tribunes, rédaction des documents de présentation du fonds, etc.

 

Profil demandé

De formation bac +4/5 école de commerce, ingénieur ou équivalent universitaire.

Expérience de 3 à 5 ans en Fusion/Acquisition ou en TS (Transactions Services), complétée par 5 à 6 ans en tant que chargé d’affaire au sein d’un fonds d’investissement. Au total, un Directeur d’investissement a cumulé au moins dix ans d’expérience.

 

Rémunération

Le salaire d’un directeur de participations (5 à 10 ans d’expérience) évolue entre 80 et 150/170 k€ (bonus entre 20/30 et 100 % du fixe, auquel il faut ajouter le carried interest)

 

Type employeur

Société de capital investissement

 

Mots clés

Force de propositions, négociation, dynamique, ouverture d’esprit, curieux, savoir s’adapter, autonomie, polyvalence, culture de l’entreprenariat, goût du chiffre, travail en équipe, esprit d’analyse

 

 

 

Recruteurs conseillés


Axa Private Equity

CDC Innovation

Innoven Partenaires


Formations conseillées

 

International University of Monaco

Master Hedge Funds & Private Equity

 

Novancia

Mastère spécialisé finance entrepreneuriale

 

Sciences Po Paris

Executive Master Finance d'entreprise et marchés de capitaux

 

ESCP EUROPE

Executive Mastère Spécialisé Ingénierie financière et fiscale

Executive Mastère Spécialisé Contrôle interne et maîtrise des risques

 

Témoignages

Encore beaucoup d'intervenants pour le moment


Est-ce que vous pouvez nous présenter votre carrière en quelques mots ?

 

J’ai commencé ma carrière dans la banque sur les marchés financiers au début des années 1990. J’ai travaillé ensuite à la direction financière d’une banque d’investissement, puis j'ai fait du financement d’acquisitions. J’ai ensuite eu l’opportunité de rejoindre un fond d’investissement.

 

 

Quelle a été votre formation ?

 

J’ai une formation assez classique. J’ai suivi une formation finance à Dauphine, le Master 203.

 

 

Est-ce que vous pouvez nous présenter le métier de Directeur des participations ?


Il y a 3 phases dans le métier : une phase d’investissement, une phase de suivi et une phase de cession.

La phase d’investissement commence par l'origination, c'est-à-dire la recherche de cibles. Puis il faut monter le dossier d'investissement, lancer les due diligences et négocier l'acquisition. Une fois l'investissement réalisé, vient ensuite la phase de suivi, très importante. Vous participez au conseil d’administration. Vous discutez des grands projets, des investissements, des recrutements clés. Vous pouvez avoir parfois une vraie collaboration opérationnelle.  Enfin, tout se termine par la cession.

 

 

Quels sont les principaux attraits du métier ?

Globalement c’est un métier très varié. Vous intervenez sur de très nombreux secteurs. Vous êtes au cœur de l’entreprise, en contact direct avec la direction générale. J’ai particulièrement apprécie la phase de suivi, par goût particulier pour l’opérationnel.

 

 

Est-ce que vous voyez des points négatifs ?


C’est un métier dans lequel la concurrence a atteint un niveau très élevé, d'autant plus que le nombre d'entreprises à acquérir est parfois faible. Beaucoup de fonds se sont créés à l'époque de l' "âge d'or" jusqu'en 2007. Conséquence : les deals se font parfois trop vite sur des valorisation trop élevés. La pression pour investir n'est pas toujours favorable à la réflexion.  Autre point négatif, vous restez quand même un peu à l'extérieur de l'entreprise lorsque vous travaillez dans un fond.

 

 

Quelles sont les qualités requises selon vous pour réussir dans ce métier ?

 

Celles d'un investisseur avisé. Il faut savoir garder la tête froide et ne pas être moutonnier. La capacité à porter un bon jugement à la fois sur la stratégie de l'entreprise et sur les équipes de management est bien sûr très importante. A coté de cela, il faut être capable également d’aller chercher les deals, de négocier et de gérer les intérêts des parties en conservant rondeur et fermeté. Une bonne expérience du fonctionnement d’une entreprise est aussi un vrai plus.

 

 

Est-ce que vous avez un conseil à donner aux candidats intéressés par ce type de carrière ?

 

Le contexte n’est pas très favorable aujourd’hui. Il y a trop de professionnels en place. Dans un marché de pénurie, il faut peut-être envisager des parcours intermédiaires comme le conseil en stratégie ou l’audit avant d’avoir l’opportunité de rejoindre un fond.

 

Anonyme
Ouverture d’esprit. Tous les projets sont différents


Est-ce que vous pouvez nous présenter votre carrière en quelques mots ?


J’ai commencé ma carrière en tant que responsable des achats d’une entreprise américaine de prêt à porter.

Puis, j’ai intégré France Telecom où j’ai fais du Trading de capacités réseaux sur la zone asiatique.

J’ai ensuite rejoins Bouygues Telecom où je me suis occupé des analyses valeurs liées aux lancements d’offres à destination du grand public puis des problématiques économiques impactant l’activité de la direction marketing de façon transversale.

Actuellement, je travaille chez BT Initiatives, le fonds d’amorçage dédié à l’open innovation de Bouygues Telecom.

 


Quelle a été votre formation ?


Je suis diplômé de l’ESCE et du Master 2 Marketing Chef de Produit de l’IAE Gustave Eiffel.

 



Est-ce que vous pouvez nous présenter votre métier ?


Mon métier se décompose en 4 phases qui chronologiquement s’articulent de la façon suivante :
- La sélection via la recherche d’un parrainage interne de startups innovantes dont l’activité est en adéquation avec celle de Bouygues Telecom
- La mise en place d’un pilote co-construit entre la startup sélectionnée et Bouygues Telecom
- Les études permettant de monter les dossiers d’investissements (due diligence, BP, ROI, Marché, valorisation, opportunités et risques…)
- Le suivi de participations une fois l’investissement réalisé

Pour ce faire, je rencontre entre 100 et 120 startups par an dans des domaines très variées, l’univers des TIC étant particulièrement innovant et dynamique.

 


Quels sont les principaux attraits du métier ?


C’est un métier passionnant car très complet et très stimulant.
Les compétences que l’on y développe sont très nombreuses. Par ailleurs, l’activité est constamment renouvelée car toutes les équipes et toutes les entreprises sont différentes. Enfin, le cycle d’investissement étant relativement long (3/5 ans) les rapports humains sont forts et s’inscrivent dans la durée.

 


Est-ce que vous voyez des points négatifs ?


Les équipes constituant les fonds d’investissement sont généralement petites, les places sont donc rares et chères.

 


Quelles sont les qualités requises selon vous pour réussir dans ce métier ?


L’ouverture d’esprit. Tous les projets sont différents, il faut donc être curieux et savoir s’adapter.

La polyvalence : Les compétences financières sont bien sûr très importantes mais une bonne appréhension des problématiques marketing, RH, commerciale et juridique sont aussi nécessaires. Enfin la compréhension du business model et du client final de l’entreprise est clef.

L’autonomie : les équipes sont petites donc la charge de travail conséquente, il faut donc savoir se débrouiller.

 


Est-ce que vous avez un conseil a donner aux candidats intéresses par ce type de carrière ?


Essayez de faire des stages dans un fonds, un incubateur de startups ou chez un Business Angel.
Développez un maximum votre culture de l’entreprenariat, de l’innovation et du Private Equity.

 

Lebon