François Chabaudie , Analyste en Private Equity

“ Un esprit d'analyse et synthèse de données ”

Avis déposé le 03/05/2013

Note globale : ★★★★

Intérêt du métier ★★★★★

Diversité des missions ★★★★

Perspectives d’évolution ★★★★

Responsabilités ★★★★

Equilibre vie pro / privée ★★★★★

Est-ce que vous pouvez nous présenter votre carrière en quelques mots ?

 

Ma carrière est principalement composée de stages en audit, conseil et private equity et d'une expérience associative à la Junior-Entreprise en tant que président. Cette association loi 1901 formée d'étudiants propose des missions de consulting (étude de satisfaction, lancement de produits, client mystère) et business plan à une gamme de clients allant de l'entrepreneur au grand groupe.  

Quelle a été votre formation ?

 

Après avoir été scolarisé au lycée Hoche à Versailles, j'ai suivi des cours en classe préparatoire au sein d'Ipesup à Paris en voie scientifique. J'ai finalement intégré Grenoble EM à l'issue des concours et ai opté pour un Mastère Spécialisé Entrepreneurs en dernière année d'école.


Est-ce que vous pouvez nous présenter votre métier ?


Le métier d'analyste en private equity consiste à contribuer à l'étude de demandes d'investissement dans des sociétés en général non cotées. Investir dans une société nécessite plusieurs étapes. Il s'agit tout d'abord de dresser un diagnostic de l'entreprise en intégrant de nombreux facteurs: l'évolution de son activité, de ses clients et fournisseurs, son marché et ses concurrents, son organisation juridique, son actionnariat, ses états financiers, son business plan, sans oublier le profil de ses dirigeants et leurs motivations à faire entrer des investisseurs privés dans le capital social de l'entreprise. Ce diagnostic aboutit ensuite à une valorisation de l'entreprise. L'investisseur et le dirigeant de l'entreprise trouveront enfin un terrain d'entente sur le prix et la quantité de parts du capital cédées à l'investisseur. 

Au sein de ce processus d'investissement, l'analyste travaille la plupart du temps sur l'établissement du diagnostic complet de l'entreprise et sa valorisation.

Quels sont les principaux attraits du métier ?


La relation dirigeant-investisseur n'est pas du même ordre que celle entre un client et un fournisseur. Elle est beaucoup plus profonde car la prise de participation de l'investisseur dure souvent 5 ans. L'investisseur accompagne donc le dirigeant dans la croissance son entreprise. Il lui prodigue des conseils sur la prise de décision, lui apporte des compétences et des contacts. Selon moi, le principal attrait du métier de capital-investisseur est de créer et d'entretenir cette collaboration. Il y a aussi de nombreux autres atouts, comme la compréhension des métriques de business dans des secteurs très variés.

Est-ce que vous voyez des points négatifs ?


Des dérives ont été commises sur des montages financiers complexes, où l'investisseur pouvait être davantage intéressé par la rentabilité de son investissement que son réel désir de développer la société. Vivement critiquées par la presse, ces dérives sont cependant aujourd'hui beaucoup plus rares. L'industrie du private equity a d'ailleurs amélioré son image en faveur d'une croissance durable des entreprises. Le changement du nom de l'AFIC, l'Association Française des Investisseurs pour la Croissance, appelée jusqu'en 2012 l'Association Française des Investisseurs en Capital, n'est pas que symbolique.

Quelles sont les qualités requises selon vous pour réussir dans ce métier ?


Les qualités indispensables sont un esprit d'analyse et synthèse de données, un bon sens relationnel et commercial et de solides capacités financières.

Est-ce que vous avez un conseil à donner aux candidats intéressés par ce type de carrière ?

 

Le parcours standard pour intégrer le secteur du private equity est d'avoir entre 2 et 4 ans d'expérience en audit / transaction services, conseil (si possible en stratégie), ou en fusion-acquisition. 

Je conseillerais aux candidats de s'interroger sur le type de dossiers sur lesquels ils aimeraient travailler. Travailler dans une société de gestion qui réalise des investissements très conséquents, de plusieurs centaines de millions d'euros, reviendra à être staffé sur quelques dossiers. A l'opposé, une société de gestion small ou mid-cap donnera la possibilité de travailler sur de nombreux dossiers et de pouvoir participer aux réunions avec les dirigeants d'entreprise.