Julien Hoffmann , Analyste en Private Equity

“ Il faut toutefois être persévérant pour être recruté ”

Avis déposé le 03/05/2013

Note globale : ★★★★★

Intérêt du métier ★★★★

Diversité des missions ★★★★★

Perspectives d’évolution ★★★★★

Responsabilités ★★★★

Equilibre vie pro / privée ★★★★★

Est-ce que vous pouvez nous présenter votre carrière en quelques mots ?

J’ai commencé en tant que chargé d’affaires junior dans un fonds lyonnais, Siparex, acteur historique français du private equity avec plus de 1 Md € de fonds sous gestion. Je travaillais en équipe avec un directeur en charge de la région grand est de la France (Alsace, Lorraine, Franche Comté et Champagne Ardennes).

Après un an très enrichissant j’ai rejoint le groupe Pan Européen Aerium (7 Mds € d’actifs sous gestion) spécialisé en Private Equity Real Estate en tant qu’Analyste au Luxembourg pour m’occuper des portefeuilles Belge et Luxembourgeois.

Quelle a été votre formation ?

J'ai tout d’abord suivi des études d'ingénieur généraliste à l'ICAM de Lille.
Puis attiré par le monde des affaires et les métiers de la finance et de la stratégie j'ai décidé de continuer et d'ajouter le cycle Grande Ecole de l'ESSEC anciennement appelé MBA. Je me suis alors spécialisé en participant plus particulièrement à des cours de finance d’entreprise, d’Analyse Financière, en suivant la chaire Private Equity et en réalisant des stages en fusions acquisitions et private equity.

Est-ce que vous pouvez nous présenter votre métier ?

Le métier des fonds alternatifs private equity consiste à lever de l’argent, à l’investir dans des actifs non cotés et à rendre l'argent aux investisseurs si possible avec une plus-value. Dans cet ensemble l’Analyste/chargé d’affaires aide à l’identification et à l’analyse d’investissements. Il s’agit d’un métier très polyvalent faisant appel à la fois à des qualités d’analyse, de rédaction et humaines.

En « Private Equity Corporate» mes tâches étaient variées et comprenaient l’analyse financière et stratégique d’entreprises, la modélisation financière des acquisitions, la rédaction de mémoranda d’investissement, la rencontre de cabinets de fusions acquisitions, la prospection téléphonique afin de nouer des relations avec des chefs d’entreprises, la représentation du fonds dans les évènements organisés localement.

En « Private Equity Real Estate » le sous-jacent est constitué d’immobilier et non pas d’entreprises. Le travail est alors divisé en deux pans complémentaires : l’investissement/cession et l’asset management. La partie investissement/cession consiste à développer son réseau pour trouver de nouvelles opportunités d’investissement, visiter les immeubles, modéliser les acquisitions, analyser les projets, rédiger des mémoranda d’investissement et de cession. L’asset management comme son nom l’indique consiste à valoriser les immeubles durant leur détention : définition de la politique de location et de travaux, lien avec les brokers et les équipes de property management, réalisation du reporting aux investisseurs.

Toutefois certains fonds privilégient un cloisonnement plus restreint des métiers où l’analyste n’a pas de rôle commercial et se concentre exclusivement sur l’analyse des investissements.


Quels sont les principaux attraits du métier ?

Le caractère polyvalent du métier a exercé un très fort attrait sur moi. Je souhaitais un métier financier polyvalent, à la fois analytique et relationnel dans une entreprise à taille humaine. Peu de métiers permettent d’accéder à cela tôt dans sa carrière.



Est-ce que vous voyez des points négatifs ?

Le premier point négatif est la difficulté d’accéder à ce type de métier. Pour un poste d’Analyste qui s’ouvre, il n’est pas déraisonnable de dire qu’entre 50 et 150 candidatures de très bonne qualité peuvent être reçues. Ceci est encore plus vrai aujourd’hui alors qu’il s’agit d’un secteur en difficulté, recrutant très peu, suite aux crises financières et économiques.


Quelles sont les qualités requises selon vous pour réussir dans ce métier ?

Il existe différent types de fonds (venture, growth, LBO, distress, real estate, fund of fund), plusieurs manières de travailler où des qualités différentes peuvent être demandées. Il faut toutefois être persévérant pour être recruté.

Est-ce que vous avez un conseil à donner aux candidats intéressés par ce type de carrière ?

Tout d’abord la reconnaissance du diplôme est très importante dans ce milieu.

De plus pour travailler dans ce métier, d’après mes observations, plusieurs types de profils intéressent les fonds, permettant plusieurs voies d’accès:

- D’anciens employés de cabinets de M&A,

- D’anciens employés en financement LBO,

- D’anciens employés de fonds de conseil en stratégie,

- D’anciens employés en audit/transaction services,

- D’anciens chefs d’entreprises pour leurs connaissances opérationnels,

- De jeunes diplômés.