Anonyme , Analyste Buy Side

“ Mon métier d'analyste consiste essentiellement à étudier les fondamentaux des sociétés afin d'aider à la prise de décision des gérants de portefeuille ”

Avis déposé le 15/07/2013

Note globale : ★★★★

Intérêt du métier ★★★★★

Diversité des missions ★★★★★

Perspectives d’évolution ★★★★

Responsabilités ★★★★

Equilibre vie pro / privée ★★★★★

Ma carrière :J'ai commencé ma carrière comme auditeur financier dans l'un des big 4 (Arthur Andersen , puis Ernst & Young) d'abord à Londres, puis à Paris. Je me suis spécialisé dans le secteur bancaire, ce qui m'a amené par la suite à travailler pour le compte d'organismes tels que le FMI ou la Banque Mondiale sur certains plans de relance en Afrique.

J'ai quitté ce métier au bout de douze ans pour embrasser la carrière d'analyste financier sell side pour diverses banques Européennes, métier que j'ai également poursuivi douze ans, avec de nombreuses citations dans les classements Européens.

Enfin, j'ai rejoint Meeschaert Asset Management en tant qu'analyste buy side il y a tout juste un mois. C'est la suite logique d'une carrière d'analyste sell side où je commençais à devenir un peu vieux (47 ans).

Ma formation :J'ai un diplôme de Sup de Co Amiens, ainsi qu'une spécialisation marchés financiers obtenue à HEC Montréal (BAA)

Mon métier :Mon métier d'analyste consiste essentiellement à étudier les fondamentaux des sociétés afin d'aider à la prise de décision des gérants de portefeuille. Je suis un relais permanent entre les sociétés cotées, les sociétés de bourse et leurs analystes sell side et les gérants.

J'assiste à diverses réunions de présentation et je lis énormément d'études qui sont publiées.

Attraits du métier :- La possibilité d'avoir un accès privilégié et permanent aux marchés financiers et aux sociétés cotées.

-  Une grande diversité dans les analyses, surtout quand on est dans une gestion non benchmarkée (non rattachée directement aux indices).

On peut le matin se pencher sur des problématiques bancaires, le midi sur le marché du luxe en Europe et le soir sur le secteur aéronautique, par exemple. La monotonie n'existe donc pas et on n'a pas le temps de se reposer sur ses lauriers.

- Un certain recul, qui n'existe pas quand on est sur le floor.

- Un indicateur de performance absolu et indiscutable : la performance des fonds gérés.

- des contacts de haut niveau avec le management des entreprises étudiées.

- le niveau de salaire, même si en Europe et plus particulièrement en France, c'est encore un sujet tabou.

Points négatifs :En fait, la crise a gommé le principal point négatif qui existait, à savoir le problème du positionnement de l'analyste buy side, souvent laissé pour compte par le passé entre les gérants d'un côté et les analystes sell side de l'autre. Avec l'attrition sinon la disparition progressive des bureaux d'études que les banques ne peuvent désormais plus rentabiliser du fait de la chute des marchés et des commissions qui leurs sont versées, les sociétés de gestion sont en train d'internaliser la fonction et de redonner un sens à notre métier.

C'est un changement fondamental qui est en train de s'opérer et qui va s'accentuer dans les prochaines années. Le niveau de stress reste aussi particulièrement élevé et la charge de travail est très importante.

Qualités requises pour réussir dans ce métier :Faire preuve d'humilité d'abord et avant tout, apprendre à gérer son temps et son stress, savoir se remettre en question, aimer découvrir et apprendre chaque jour, disposer d'un grand esprit de synthèse, avoir de solides connaissances comptables.

Conseil à donner aux candidats intéressés par ce type de carrière :Ne surtout pas brûler les étapes. Il est à mon avis plus facile de devenir analyste buy side après une carrière de sell side, même si ce n'est pas une condition sine qua non. Le parcours inverse est par contre quasi impossible. C'est aussi une transition douce pour devenir gérant.