Laurent Puig , Contrôleur de gestion, Lafarge Bétons

“ Nous avons une vue globale et complète de l'entreprise ”

Avis déposé le 07/03/2013

Note globale : ★★★★

Intérêt du métier ★★★★

Diversité des missions ★★★★

Perspectives d’évolution ★★★★★

Responsabilités ★★★★★

Equilibre vie pro / privée ★★★★★

Mon métier :Je m'appelle Laurent PUIG, j'ai 24 ans et je suis actuellement contrôleur de gestion au sein de Lafarge Bétons depuis avril 2011. Je gère actuellement les coûts et fiabilise le résultat net comptable d'un périmètre de la BU Bétons Nord composé de trois secteurs ayant réalisé en 2010 un COI de 3220 k€. Auparavant, j'ai eu deux expériences significatives au sein du groupe Lafarge en contrôle de gestion, à savoir un stage alterné de 14 mois au sein de Lafarge Bétons et un CDD de neuf mois en tant que contrôleur de gestion à lafarge Granulats. Au vu de mon parcours, je recommande de réaliser une mission en alternance, si possible dans un groupe international, pour prendre en main toutes les différentes missions d'un contrôleur de gestion pendant un an. Puisque le contrôleur doit répondre à des échéances importantes au cours d'une année : les clôtures, la réalisation du budget, le montage des reprévisions budgétaires, etc.

Attraits du métier :Je vois plusieurs avantages à cette fonction : surtout si on occupe la fonction de contrôleur de gestion opérationnel, nous avons une vue globale et complète de l'entreprise car nous devons, et c'est mon cas actuellement, analyser tous les coûts dans leur intégralité. En conséquence, nous avons des contacts réguliers avec de nombreux services de l'entreprise. Puisqu'on est au coeur du processus financier, on collecte un flux important d'informations , ce qui rend la mission très intéressante. De plus, le contrôleur de gestion est amené à participer activement à la prise de décisions auprès des responsables opérationnels et fonctionnels ; de ce fait, il s'agit d'un interlocuteur clé au sein de l'entreprise ; sa parole et ses analyses comptent. Il est là pour conseiller, informer et alerter les preneurs de décisions en vue d'une meilleure gestion et d'un suivi rigoureux des objectifs budgétaires.

Points négatifs :Cependant, un contrôleur de gestion doit affronter plusieurs difficultés, d'une part, le métier peut être considéré par les salariés de l'entreprise  (une minorité d'entre eux, je vous rassure !) comme très strict voire même antipathique. On pose de nombreuses questions, on scrute les moindres dépassements significatifs par rapport au budget notamment, ce qui peut nous donner une image froide. Pour pallier cet obstacle, je conseille de développer un profond sens du contact voire même d'utiliser l'humour pour obtenir la confiance d'un plus grand nombre et dédramatiser notre fonction. D'autre part, puisque nous collectons un maximum d'informations, il peut arriver de se retrouver dans une situation de dépendance vis-à-vis des autres services de l'entreprise. Enfin, la mission peut s'installer dans une certaine répétitivité, chaque mois, en effet, on doit répondre aux mêmes échéances, les clôtures, la fiabilisation du résultat, les commentaires de résultats etc. En conséquence, un candidat à un poste de contrôleur de gestion doit prendre conscience du fait qu'il devra effectuer des tâches courantes qui s'enchaineront au fil des mois.

Qualités requises pour réussir dans ce métier :On attend d'un contrôleur de gestion qu'il soit pragmatique et qu'il ait un fort esprit relationnel : on doit en effet expliquer avec clarté la situation des comptes d'un périmètre d'activité, en conséquence, il doit savoir se faire comprendre rapidement et de manière efficace. Il doit développer, par ailleurs, un profond sens de l'analyse, il se fera remarquer par sa capacité d' "aller au-delà" des chiffres et également de prise de recul. Enfin, il doit faire preuve de synthèse : il devra identifier les principaux dysfonctionnements significatifs, proposer des actions correctrices rapides et compréhensibles. Il va donc droit au but, c'est la force d'un contrôleur de gestion.