Jeunes diplômés et expérimentés bienvenus en banque privée

Publié le 07/01/2024

Vous voulez travailler dans le private banking ? Quel que soit votre profil, les besoins sont bien là. Mais attention à quelle porte frapper. « Les banques privées affiliées aux grands groupes bancaires jouent la mobilité interne, avant tout pour remplacer les départs et poursuivent leurs recrutements de manière opportuniste », prévient le cabinet de chasse parisien Vendôme Associés dans son dernier baromètre métiers.

Vous voulez travailler dans le private banking ? Quel que soit votre profil, les besoins sont bien là. Mais attention à quelle porte frapper. « Les banques privées affiliées aux grands groupes bancaires jouent la mobilité interne, avant tout pour remplacer les départs et poursuivent leurs recrutements de manière opportuniste », prévient le cabinet de chasse parisien Vendôme Associés dans son dernier baromètre métiers.

Les candidats expérimentés se laissent séduire par des acteurs désormais capables d’adresser de manière professionnelle et rassurante des clients haut de gamme et de déployer des solutions sur mesure. « Dans le prolongement de la création de nouveaux acteurs CIF, MFO, société de gestions à l’ADN Gestion privée, axés sur les clients les plus fortunés (HNWI), de nombreux postes de Banquiers/Gérants ont été/sont ouverts », poursuivent les recruteurs de Vendôme Associés.

De nouvelles attentes

Les jeunes diplômés ont eux aussi une carte à jouer si l'on se fie aux conclusions de la dernière édition du rapport EY Global Wealth Management Research, qui a recueilli les opinions de plus de 2 600 clients du secteur dans 27 pays. Principal constat : les gestionnaires de fortune et de patrimoine devront désormais être beaucoup plus agiles et s'adapter plus rapidement au contexte fluctuant et aux exigences des nouvelles générations.

Ainsi, les millennials sont trois fois plus susceptibles d'utiliser un fournisseur d'actifs numériques ou un crypto wallet que les générations précédentes. Plus d’un tiers de ces millénials réalisent des investissements risqués, contre un quart seulement pour les baby-boomers. Qui plus est, les clients attendent qu’une expérience personnalisée leur soit proposée mais concernant le suivi et la gestion, un tiers d'entre eux préfèrent piloter leurs investissements via des outils numériques sans interaction avec le conseiller.

« Compte tenu de la volatilité actuelle des marchés, les investisseurs se posent beaucoup de questions et sont avides de conseils. Les tensions persistantes amplifient leur position défensive et leur envie de modifier ou d'étoffer leur portefeuille avec des produits plus durables ou de nouveaux actifs numériques. Le rôle du gestionnaire de patrimoine est donc crucial, car il doit évaluer des modèles de risque, fournir des conseils judicieux et adopter une approche proactive face à la crise et aux nouvelles attentes » observe Thierry Grouès, associé EY FSO spécialisé dans le secteur du Wealth Management.

La WealthTech, ça vous parle ?

Toujours selon le rapport EY, la proportion de personnes interrogées qui utilisent des fintechs pour gérer leur patrimoine devrait doubler au cours des trois prochaines années, passant de 9% à 18%, attirées par les frais peu élevés du secteur, et des expériences numériques dédiées. Si les recrutements dans la wealthech restent modestes, ils concernent toutes les lignes de métier.

Preuve en est, la plateforme de conseil et d’épargne en ligne Nalo, qui s'appuie sur l’alliance de la technologie et du conseil humain pour proposer une gestion pilotée entièrement sur mesure, procède régulièrement à de nouvelles embauches. « Douze personnes nous ont rejoint depuis janvier 2022 », détaille son CEO Numa Jequier. « Nous avons renforcé la plupart des pôles de compétences : conseil patrimonial, relation client, marketing, design produit, développement technique, etc.». De quoi susciter de nouvelles vocations, non ?

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