Le gong de la reprise M&A a sonné. Êtes-vous prêts ?
Vous voulez travailler dans les fusions et acquisitions ? Alors le moment semble être bien choisi. « Nous constatons un retour des signaux positifs sur le marché alors que les acteurs du M&A regorgent d'idées pour réaliser des transactions et accélérer la transformation. Je crois que ces facteurs - et un effet de rattrapage - devraient conduire à une reprise des fusions et acquisitions en 2024 », relève Stéphane Salustro, Associé responsable des Activités Deals au sein du cabinet PwC France et Maghreb qui vient de publier son étude « Global M&A Industry Trends 2024 ».
« Le talent sera à nouveau un élément essentiel et déterminant dans la création de valeur. Avant de mener leurs opérations, les acteurs du M&A devront se poser quelques questions essentielles : quelles sont les capacités recherchées par les acheteurs ? Qui possède ces capacités à la fois chez l’acheteur et le vendeur ? Et quelles sont les mesures nécessaires pour s’assurer que les talents clés restent ? », précise Benjamin Ribault, Clients & Markets Deals leader, Associé Deals chez PwC France et Maghreb.
Tourner la page de 2023
Les besoins sont donc bel et bien là, ce qui n'a pas toujours été le cas. « 2023 a été une année compliquée. Le marché du M&A (large cap) a connu en France une baisse significative d’activité, qui s'est traduit par une baisse des volumes de 15 à 30 %. Les décisions d’investissement ont été retardées avec pour conséquence moins de transactions, des délais d’exécution plus longs, des deals globalement plus compliqués » constatent les auteurs du dernier baromètre métiers du cabinet de chasse parisien Vendôme Associés.
« Certains secteurs ont été naturellement plus touchés, comme l’immobilier ou la distribution par exemple, d’autres ont réussi à tirer leur épingle du jeu comme la santé, l’éducation ou les énergies renouvelables, des secteurs qui œuvrent pour un monde meilleur » poursuivent les recruteurs qui insistent sur le fait qu'en 2023, l'activité de restructuring a connu une belle dynamique, tirée par des entreprises confrontées à des pressions financières accrues.
Le small & midcap à l'honneur
Les perspectives pour 2024 dans le 'large cap' restent incertaines, les attentes pour 2024 pouvant être diamétralement opposées d’un interlocuteur à l’autre. « Certains effectifs risquent d’être réajustés à la baisse, ce qui est toujours une opportunité pour les challengers de recruter de très bons profils en prévision d’un avenir qu’ils espèrent plus radieux, notamment parce que les fonds de private equity devront déployer leurs capitaux mais également réaliser des cessions de participations », relève Vendôme Associés.
A contrario, le segment des transactions 'small & mid cap' tire son épingle du jeu, ces opérations étant moins sensibles à la volatilité des marchés. « Le pipe pour 2024 reste prometteur et les bonus sont attendus sur ce segment en ligne avec ceux de l’an dernier. Les jeunes banquiers d’affaires demeurent sollicités et peuvent encore se permettre de faire des choix sans concessions », peut-on lire dans le baromètre. Alors un mot : foncez !
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