Les dernières tendances de l'emploi dans l'industrie fintech

Publié le 19/06/2024

Finance Innovation et Truffle Capital, en partenariat avec le Groupe BPCE, Sopra Steria et Sopra Banking Software, ont récemment dévoilé les résultats du troisième Palmarès Fintech100. Verdict : malgré un contexte de raréfaction des fonds levés, la croissance du secteur se poursuit à un rythme soutenu et la dynamique du recrutement n'a pas été enrayée, les effectifs continuant de grandir et s’approcher de la barre des 15.000.

Finance Innovation et Truffle Capital, en partenariat avec le Groupe BPCE, Sopra Steria et Sopra Banking Software, ont récemment dévoilé les résultats du troisième Palmarès Fintech100. Verdict : malgré un contexte de raréfaction des fonds levés, la croissance du secteur se poursuit à un rythme soutenu et la dynamique du recrutement n'a pas été enrayée, les effectifs continuant de grandir et s’approcher de la barre des 15.000. Mieux : 96% des fintechs interrogées envisagent de recruter dans les 6 prochains mois pour un total de 1 633 salariés.

« La quasi-totalité des fintechs continue à créer de l’emploi, malgré la conjoncture tendue. Cela montre le dynamisme et la résilience du secteur à long terme », relève Maximilien Nayaradou, Directeur Général de Finance-Innovation. « Ce chiffre est à rapprocher de celui de la croissance de l’emploi pour les 100 premières Fintechs du Palmarès (5,2%) qui reste huit fois plus élevé que la croissance globale de l’emploi en France, tous secteurs confondus, qui est pour l’année 2023 de 0,6% selon l’INSEE ».

L'emploi épargné par l'essor de l'IA

Alors que l’année 2023 se caractérisait par un faible recours à l’IA, près de 50% des fintechs l’utilisent cette année comme une technologie essentielle, en particulier pour le marketing (création de contenus, campagne, personnalisation…) et seulement 7% considèrent que l’adoption de l’IA réduira les effectifs. Pour preuve, la quasi-totalité des fintechs prévoient de recruter dans les 6 prochains mois.

« Intéressant de noter que malgré le nombre important de développeurs et informaticiens présents dans les fintechs seulement 7% d’entre elles vont utiliser l’IA générative pour réduire les effectifs. Globalement, les développeurs ne vont pas être remplacés par l’IA générative, c’est plutôt rassurant », constate Maximilien Nayaradou.

« De l’autre côté du spectre, 27% des fintechs n’identifient pas d’impact de l’IA générative au sein de leur entreprise. On peut peut être expliquer cette absence d’impact par le fait que l’IA générative est déjà présente dans de nombreuses fintechs depuis parfois plus de 10 ans (dans les insurtechs , les regtechs…) et que ce qui paraît innovant pour le grand public ne l’est pas pour de nombreuses fintechs».

Les fonctions au top

Les besoins dans le domaine commercial et marketing constituent la raison principale qui motive les fintechs à se tourner vers des partenaires externes. Qu’il s’agisse du recrutement d’administrateurs indépendants ou de la signature de partenariats avec des acteurs institutionnels ou des grands groupes, les motivations commerciales, la recherche de nouveaux canaux d’acquisition et le marketing y sont placées au premier plan. Ces derniers mois, de nombreuses fintechs ont procédé à des recrutements de profils marketing et commerciaux comme Yomoni, Insurely ou WiSeed pour ne citer qu'elles.

Les besoins se font également sentir dans la réglementation. « En quatre ans, notre département Risque & Conformité s’est développé de manière exponentielle et compte aujourd’hui plus de 60 collaborateurs », rappelle Maxime Laot, récemment promu Chief Risk & Compliance Officer chez Qonto. Il faut dire que le poste de Compliance Officer est un poste clé dans les fintechs. Seules 12% d'entre elles n’ont pas de ressources dédiées. Que les fintechs soient agréées ou non (purs fournisseurs de techs), les connaissances réglementaires sont clés pour faire du business dans le secteur.

Enfin, les métiers de la data sont toujours aussi incontournables. « L’accès aux données, qu’il s’agisse de paiement, d’objets connectés, ou plus généralement des données financières, est stratégique pour les fintechs, qui sont souvent construites autour de leur exploitation et de leur interprétation pour construire des offres et des expériences utilisateurs innovantes, ce qui explique pourquoi la DSP3/PSR, le Data Act et le FIDA sont au coeur de leurs préoccupations », conclut Bernard Louis Roques, DG & Co-fondateur chez Truffle Capital et auteur du Fintech 100.

 

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