Carrières en finance : les enseignements du classement Choiseul 2025

Publié le 27/06/2025

L’Institut Choiseul a publié en février 2025 la deuxième édition de son classement « Finance de Demain », qui distingue 200 professionnels de moins de 40 ans ayant un impact structurant dans le secteur financier. Répartis en six grandes catégories (Private Equity, Financement, Advisory, Asset Management, Wealth Management, Fintech), ces lauréats incarnent une génération montante. Au-delà des profils individuels, ce classement offre des enseignements riches sur les trajectoires de carrière en finance aujourd’hui.

L’Institut Choiseul a publié en février 2025 la deuxième édition de son classement « Finance de Demain », qui distingue 200 professionnels de moins de 40 ans ayant un impact structurant dans le secteur financier. Répartis en six grandes catégories (Private Equity, Financement, Advisory, Asset Management, Wealth Management, Fintech), ces lauréats incarnent une génération montante. Au-delà des profils individuels, ce classement offre des enseignements riches sur les trajectoires de carrière en finance aujourd’hui.

Une carrière qui se construit tôt, mais plus seulement dans les grandes écoles

Certes, une majorité des lauréats sont issus des grandes écoles françaises (HEC, ESSEC, Polytechnique), mais l’édition 2025 montre une certaine diversification. Par exemple, Alexandre Berriche, diplômé de l’IÉSEG, a fondé Fleet et évolue comme business angel et scout chez Sequoia Capital. Son parcours entrepreneurial, amorcé dès la sortie d’école, montre qu’une stratégie de carrière audacieuse peut se construire hors des sentiers traditionnels.

À l’inverse, Nina Majstorovic, diplômée en 2017 (elle a seulement 31 ans), est aujourd’hui Investment Specialist chez Tikehau Capital après être passée par BNP Paribas, Amundi et Groupama AM. Elle illustre combien les stages et premiers postes bien choisis dans des maisons solides permettent une ascension rapide, surtout quand ils sont guidés par une spécialisation affirmée.

Vers une finance plus technique, mais aussi plus transversale

Le classement valorise autant les profils pointus que ceux capables de franchir des frontières sectorielles. Marie Lassignore, chez La Française AM, incarne cette hybridation : gérante de portefeuille crédit, elle dirige aussi la recherche sur les investissements durables. Son profil mêle expertise quantitative et engagement ESG, devenus aujourd’hui essentiels dans la gestion d’actifs.

Autre exemple de transversalité : Manon Boyer, VP chez Natixis Partners, qui a su évoluer dans le M&A tout en accompagnant de grandes transformations d’entreprise. Ce type de profil montre que la valeur ne réside pas seulement dans la technicité mais dans la capacité à dialoguer avec différents acteurs – juridiques, RH, dirigeants – autour d’enjeux de restructuration ou de croissance.

Le leadership comme critère structurant

Ce qui distingue de nombreux lauréats, c’est leur posture entrepreneuriale. Guillaume Lucchini, fondateur de Scala Patrimoine, incarne une nouvelle vision de la gestion de patrimoine : plus indépendante, transparente, avec une logique d’impact affirmée. Il montre que le leadership, au-delà du pilotage d’équipe, consiste aussi à porter une vision cohérente, éthique, alignée avec les nouvelles attentes sociétales.

Dans le même esprit, Alexandre Berriche a su valoriser son expérience d’entrepreneur pour rayonner dans l’écosystème tech-finance. Il incarne une nouvelle forme de leadership fondée sur la création de valeur, la mise en réseau et l’intuition stratégique.

Le classement Choiseul 2025 montre ainsi que les carrières en finance ne se jouent plus seulement sur l’expertise technique ou la conformité à un parcours-type. Ce sont l’agilité, la capacité à conjuguer plusieurs registres (impact, tech, stratégie) et le sens du collectif qui font désormais la différence. Un signal fort pour les jeunes talents en quête de sens autant que d’excellence.

Articles liés