Entre IA, innovation et expérience terrain, l’Executive MBA d’emlyon business school accompagne la transformation des dirigeants
Pensé comme un accélérateur de transformation pour cadres expérimentés, l’Executive MBA d’emlyon business school revendique une ambition claire : former des dirigeants agiles, capables d’innover dans des environnements complexes. Thierry Nadisic, directeur académique, et Stéphanie Ousaci, directrice exécutive des programmes MBA, reviennent sur les spécificités d’un programme misant sur une approche résolument ancrée dans le réel, entre pédagogie par projets, hybridation des formats et intégration poussée de l’IA.
À emlyon, l’Executive MBA n’est pas conçu comme une simple montée en compétences. Il s’inscrit dans une vision plus large : accompagner des trajectoires de dirigeants. « Notre ambition, c’est vraiment de former des dirigeants », affirme Thierry Nadisic, directeur académique du programme. « Des dirigeants capables d’articuler compétences stratégiques, leadership et renouvellement des business models dans un contexte d’incertitude ».
Cette ambition se traduit par une signature forte de l’école : le maker’s mindset. « C’est une manière d’être orienté vers l’action, à la frontière des nouveaux modèles économiques, afin de créer de la valeur de façon à la fois durable et innovante », poursuit-il. Une philosophie qui irrigue l’ensemble du programme.
Une pédagogie ancrée dans l’expérience
Pour Stéphanie Ousaci, directrice exécutive des programmes MBA, l’un des marqueurs essentiels de l’Executive MBA réside dans sa pédagogie. « La majorité des participants sont en activité. Nous veillons donc à ce que leurs apprentissages s’ancrent immédiatement dans leur réalité professionnelle ».
Le programme privilégie ainsi les projets concrets, individuels ou collectifs, plutôt que des approches purement théoriques. « C’est plus complexe à administrer, mais c’est essentiel pour proposer une vraie transformation », insiste-t-elle. Chaque participant conclut notamment le programme par un projet stratégique, appliqué à son entreprise ou à un projet entrepreneurial.
Cette logique expérientielle se retrouve à plusieurs niveaux : « Il y a beaucoup de terrain, d’expérimentation et de projets », détaille Thierry Nadisic.
Un programme généraliste… avec une forte coloration innovation
L’Executive MBA d’emlyon reste un programme généraliste, couvrant les fondamentaux du management. « L’essentiel des cours traite des grands piliers qui structurent l’entreprise », explique Stéphanie Ousaci. Des spécialisations, les “makers bridges” sont proposées en fin de parcours, mais elles restent des orientations.
Une des spécificités du programme tient à l’importance accordée à l’innovation. « Il y a un axe spécifique autour de l’entrepreneuriat et de l’intrapreneuriat que vous ne retrouvez pas forcément ailleurs », souligne Thierry Nadisic.
Hybridation et accessibilité : un modèle flexible
Autre élément différenciant : la diversité des formats proposés. Le programme peut être suivi en un an à temps plein ou en deux ans en activité, avec des modalités mêlant présentiel sur les campus de Paris ou de Lyon et distanciel. « On a développé des formats hybrides pour permettre l’accès à une grande diversité de profils, y compris à l’international », explique Stéphanie Ousaci.
L’École a notamment investi massivement dans le online. « On a produit plus de 250 heures de contenus asynchrones », précise-t-elle. Mais pas question pour autant de basculer vers un MBA entièrement à distance. « On ne pense pas qu’il soit possible de se transformer seul chez soi, les échanges avec les pairs et les experts sont au centre quels que soient les formats », insiste-t-elle.
Aujourd’hui, environ un tiers des participants choisissent le format hybride, majoritairement online.
L’IA, levier stratégique et pédagogique
L’intelligence artificielle occupe désormais une place importante dans le programme. « C’est un facteur de transformation extrêmement rapide de l’économie », rappelle Thierry Nadisic.
L’approche d’emlyon se veut pragmatique : former non pas à la technologie en soi, mais à son usage stratégique. « La différence entre un dirigeant qui réussira demain et un autre, ce n’est pas de connaître l’IA, mais de savoir l’utiliser pour augmenter ses capacités », insiste-t-il.
Concrètement, l’IA est intégrée dans les projets, les cours et même les exercices de leadership. « Les participants peuvent, par exemple, analyser leurs simulations avec l’IA, puis débattre du résultat avec le professeur », explique-t-il. Une manière d’en faire un outil d’apprentissage, et non une simple facilité.
Durabilité : un engagement structurel
Si l’IA s’impose comme un enjeu majeur, la durabilité reste au cœur du programme. « C’est un sujet que nous avons intégré depuis longtemps », rappelle Stéphanie Ousaci.
L’approche est transversale : « Ça irrigue toutes les matières, du marketing à la finance ». Les participants travaillent notamment sur des projets à impact, visant à transformer des business models en intégrant les enjeux environnementaux et sociétaux.
Pour Thierry Nadisic, il s’agit d’un impératif structurel : « Les systèmes économiques font partie d’un système Terre. Il faut donc intégrer ces contraintes dans la manière de faire du business ».
Une transformation aux trajectoires multiples
Enfin, l’Executive MBA se distingue par la diversité des trajectoires qu’il accompagne, de la mobilité interne à l’entrepreneuriat. « Il y a des évolutions de poste en interne, des mobilités externes, des créations ou reprises d’entreprise », observe Stéphanie Ousaci.
Au-delà des indicateurs classiques (salaire, poste), l’impact reste très individuel. « Chacun vit sa transformation de manière personnelle », souligne-t-elle.
Dans un marché très concurrentiel, l’emlyon mise sur une combinaison de proximité, de diversité des profils et d’ancrage dans le réel. « Ce qui attire, c’est aussi la taille des promotions et l’accès direct aux professeurs », conclut-elle.
Au croisement de l’innovation pédagogique, des transformations technologiques et des enjeux sociétaux, l’Executive MBA entend ainsi préparer des dirigeants capables de penser — et d’agir — dans un monde en mutation rapide.
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